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19 octobre 2020

Les PAUSAT en armes du berceau Languedoc - Henry PAUSAT

Henry PAUSAT (n°1361)

Reprenons le fil de notre périple, consacré cette fois-ci au fils unique de Pierre PAUSAT. Il se nomme Henry PAUSAT, c’est l’un des trois personnages de la seconde génération des PAUSAT « en armes » du berceau Languedoc dont nous avons commencé à retracer le récit dans les articles précédents :
- Article du 14/07/2020 : Préambule
- Article du 15/07/2020 : Pierre PAUSAT dit Languedoc.


Vue des générations « militaires » à partir des branches VIALANE et GAVARRY 

Henry PAUSAT vécut durant les dernières années de l’Ancien régime pendant lesquelles régna Louis XV dit le « Bien-Aimé » (1710 -1774) et Louis XVI (1754-1793).
Selon les recherches entreprises par des PAUZAT de Marseille, publiées dans la revue Provence Généalogie, il serait né le 26/10/1736 à Fleurance dans le Gers et se serait marié à Marseille où il se serait installé pour fonder ce qui deviendra la nouvelle et l’unique branche survivante du berceau Languedoc.
À ce stade d’information, son histoire serait banale s’il n’était pas celui qui, ayant quitté sa famille établie à Castelnaudary depuis plusieurs générations, après une carrière militaire semblable à celle de son père, s’installa dans la cité phocéenne[1] pour y trouver un emploi de pêcheur et devenir plus tard patron de ponton.
À partir des informations trouvées dans les documents auxquels il a été possible d’accéder, nous reconstituerons son parcours tout en relevant parfois quelques contradictions et doutes. Ceux-ci seront le prétexte de tenter de savoir ce qu’il en est vraiment, un aspect ludique de la recherche en généalogie qu’il ne faut pas négliger !

1- Son acte de mariage :
Cet acte du 14 octobre 1770[2] nous indique : 


a. Tout d’abord, d’un fait majeur concernant la période précédant son mariage :
« … vu l’état libre du futur époux par certificat de M. Montgrand, major du régiment de Custine … ».
Ce qui signifie qu’avant son mariage, Henry PAUSAT était un militaire, engagé dans le régiment dénommé Custine qu’il aurait quitté depuis environ un an pour ensuite s’établir à Marseille où il aurait trouvé un emploi comme pêcheur.
b. L’identité de ses parents Pierre PAUSAT et Élisabeth PORTE, sa mère étant originaire de « Fleurance en Gascogne ».
c. Le nom de son épouse Jeanne GAVARRI, née à Marseille.

2- Sa carrière militaire.
En retrouvant son régiment sur le site mémoire des hommes[3], on apprend que celui-ci se nommait dragons d’Aubigné jusqu’en 1763, date à laquelle il a été rebaptisé Régiment de dragons Custines.
En consultant les registres des effectifs de ce dernier, on trouve bien Henry PAUSAT engagé pour deux périodes successives de 6 ans[4] :
- la première à partir du 29/04/1758, à l’âge de 20 ans[5], dans ce régiment alors appelé dragons à cheval d’Aubigné.
- la seconde, toujours dans le même régiment, dénommé cette fois-ci Custine, jusqu’à son départ le 01/09/1769, soit environ un an avant son mariage.


Ces fiches nous apprennent qu’il serait natif de Castelnaudary en Languedoc, que sa taille est de 5 pieds/5 pouces, soit 1,65 m environ, qu’il a les cheveux noirs, les yeux bruns, le visage long et la bouche petite et qu’il a obtenu le grade de brigadier le 01/08/1764, sans doute à l’occasion de son réengagement.
Remarquons que le prénom de sa mère est ici Marguerite et non Élisabeth, comme celui indiqué dans l’acte de mariage.
note : Durant son premier engagement, la France est impliquée dans la guerre de Sept Ans (1756-1763)[6]. L’issu de cette guerre sera catastrophique pour la France qui cédera à la Grande-Bretagne la totalité de son premier espace colonial, lors du traité de Paris du 10/02/1763.
On ne connaît pas où le régiment dragons à cheval d’Aubigné est intervenu dans ce conflit, sans doute en Europe.


3- Le retour à la vie civile :
À la fin de l’année 1769, il revient donc à la vie civile et s’établit seul à Marseille à proximité du Vieux Port, rue Thubaneau[7], pour travailler comme pêcheur.
Un an plus tard, il se marie avec Jeanne GAVARRY native de cette ville, avec qui il aura 8 enfants, dont 6 fils. Parmi ceux-ci, 3 prendront les armes durant cette période agitée.
En 1791, sans doute par conviction et par nostalgie de son passé militaire, il servira, avec son fils François Barthélemy, dans la même unité de la Garde nationale[8] (bataillon 2, compagnie ESCARNIER).
Cependant, seul son fils, alors âgé de 19 ans, sera choisi pour faire partie des 500 volontaires marseillais de cette Garde nationale qui rejoindra Paris[9] à l’appel du décret de l’Assemblée qui déclare en juillet 1792 la « Patrie en danger ».
Son fils participera donc à l'insurrection du palais des Tuileries du 10 août 1792 où il trouvera la mort et au terme de laquelle, le roi Louis XVI et sa famille furent jetés en prison.
note : L’année suivante, sa femme venant au greffe de la municipalité déposer le dossier leur permettant de recevoir l’indemnité due au décès de leur fils, déclarera en outre qu’elle « a eu un autre enfant tué par les nègres de la Martinique, un autre tué aux frontières et un dernier, estropié âgé de 10 ans, demeurant avec elle ». À cette date, ils habitent toujours près du Vieux-Port, mais au n°5 de la rue Moélan. Il est dit qu’il deviendra patron de ponton, endroit où se faisait l’entretien des bateaux de pêche.[10]

4- Son acte de décès :


Selon la déclaration faite par son beau-frère, on sait qu’il est :
o « l’époux de Jeanne GAVARRY, et le fils de Pierre PAUSAT et de Élisabeth PORTE »
o « ancien marin, âgé de 68 ans, né à Fleurance dans le Gers et qu’il demeure à Marseille rue Ferrat, isle 264, maison 2 ».

5- Les zones d’ombre :
Comme nous l’avions évoqué au début, il n’aura pas échappé à ceux qui ont lu attentivement ce qui précède qu’il y a un certain nombre d’informations qui se révèlent contradictoires, il s’agit principalement :
- de la date et du lieu de naissance : 1736 et 1738 à Fleurance dans le Gers ou 1738 à Castelnaudary.
- de l’identité de sa mère : Élisabeth PORTE ou Marguerite PORTE
À ce jour, n’ayant pas pu trouver son acte de naissance[11], il est impossible de savoir où et quand Henry PAUSAT est né.
- Si la thèse de la naissance à Fleurance semble la plus probable, on peut se demander pourquoi, lors de son engagement dans l’armée, Henry PAUSAT donne une autre information.
- De plus, le prénom de la mère diffère aussi entre ce qui est enregistré dans les actes de mariage et de décès et ce qui est mentionné dans le registre militaire.
Ces contradictions pourraient sembler sans importance, les erreurs d’écriture étant relativement courantes lors de la rédaction de ces documents, si un fait nouveau ne venait pas apporter une justification à celles-ci.
Il se trouve qu’il existe à Castelnaudary une Marguerite PORTE, née en 1711 et mariée en 1735, et ayant les mêmes parents que Élisabeth PORTE. Celles-ci sont donc sœurs, l’une née à Fleurance et la seconde à Castelnaudary.
Ce qui peut se représenter par le schéma ci-dessous :


Cette situation rend donc plus crédibles les informations fournies par les fiches militaires, nous amenant à envisager un scénario plus complexe, par exemple ce qui suit, tout en laissant libre cours à mon imagination :
« La famille PORTE serait bien originaire de Fleurance dans le Gers où Élisabeth, l’aînée des deux sœurs serait née. Ensuite, le père brassier de métier, cherchant du travail, migre avant 1711 avec sa femme et sa fille vers Castelnaudary où naîtra Marguerite.
Plus tard, Élisabeth mariée à Pierre PAUSAT en 1731, après avoir eu deux enfants décédés en bas âge, en attend un troisième. Pour une raison inconnue, elle se rend à Fleurance pour accoucher, son mari militaire étant a priori éloigné du foyer conjugal.
À ce stade, on peut imaginer qu’elle décède peu après cet accouchement (elle est décédée avant 1770 et il n’existe pas d’acte de décès la concernant dans les archives de Castelnaudary entre 1730 et cette date). Ensuite, le bébé est sans doute confié à sa sœur Marguerite (M en oct.1735), mais celle-ci décède en 1739. Quel souvenir Henry PAUSAT gardera-t-il de ses deux « mères » après avoir passé ensuite son adolescence à Castelnaudary jusqu’en 1758, date de son engagement dans l’armée ? »

Pour conclure, seule la possibilité d’accéder à l’acte de naissance[12] de Henry PAUSAT (entre 1731 et 1740) et à celui du décès de sa mère, postérieur à ce dernier, pourra nous permettre de confirmer ou non cette hypothèse. Je fais donc ici un appel à « une bonne âme généalogique » habitant près de Fleurance pour se rendre à la mairie, afin de nous aider à résoudre cette énigme[13]. Merci d’avance.




[1] On appelle Marseille parfois la cité phocéenne parce que son port a été créé vers l’année - 600 av. J.-C. par des marins grecs originaires de la ville de Phocée qui fuyaient les invasions perses de cette époque. En arrivant, ils furent frappés par la ressemblance de la calanque de Lacydon (qui correspond aujourd’hui au célèbre Vieux-Port) avec leur ville d’origine et c’est pour cette raison qu’ils ont décidé de s’y installer.
[2] S’il est bien né en 1736, il se serait donc marié à l’âge estimé de 34 ans, ce qui en fait presque un célibataire endurci pour l’époque.
[3] lien : https://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/fr/arkotheque/inventaires/ead_ir_consult.php?ref=RCT-AR-2&c=GR%201%20Yc%20861&fam=10
[4] Plus tard, cette durée minimum d’engagement sera portée à 8 ans.
[5] Ce qui signifierait qu’il serait né vers 1738, si l’on tient compte de l’âge indiqué lors de son enrôlement.
[6] La guerre de Sept Ans est un conflit majeur, le premier à pouvoir être qualifié de « guerre mondiale ». Elle mêle de façon conséquente les grandes puissances de l'époque, regroupées dans deux ensembles d'alliances antagonistes, se déroule simultanément sur plusieurs continents et théâtres d'opérations, notamment en Europe, en Amérique du Nord et en Inde.
[7] Dans cette rue se trouvait une salle où l’on se réunissait pour fumer. Cette salle donne son nom à la rue. En provençal, un tubanèu est un lieu où l'on fume le tabac. Mais cette rue a été aussi pendant des décennies un haut lieu de la prostitution. En argot marseillais, faire la rue Thubaneau ou (aller à Thubaneau) signifie faire le trottoir, aller aux putes. Cette rue fait partie des rues marseillaises qui n’ont pas changé de nom lors de la Révolution française.
[8] La Garde nationale constituait une institution civile et politique, clef de la Révolution. Elle était considérée comme une force bourgeoise, mise en place pour faire face au complot aristocratique et aux émeutes populaires.
[9] En 25 jours !
[10] Aujourd’hui encore ce ponton existe, ancré dans le Vieux-Port, il y travaille des charpentiers, des électriciens, des mécaniciens, des tourneurs fraiseurs, des soudeurs, ainsi que des pilotes, etc. pour assurer le service de pilotage 24h/24h et 7j/7j
[11] L’exploitation des relevés des AD de l’Aude pour les décennies 1730-1770 n’a donné aucun résultat concernant l’acte de naissance de Henry PAUZAT ni du décès de sa mère Élisabeth. Les actes des AD du Gers pour la même période ne sont pas encore numérisés et donc non consultables à distance, de plus leurs archives ne débutent qu’en 1737 et seule la Mairie de Fleurance possède ces actes à partir de 1625, mais à ce jour je n’ai eu aucune réponse à ma demande de renseignements.
[12] Les AD du Gers ne sont pas encore numérisées et de plus, ne disposent de ces actes qu’à partir de 1737, seule la mairie de Fleurance possède les archives de cette ville depuis 1625 et n’a pas malheureusement répondu à ma demande.
[13] Ne vivant pas en France, ayant un âge avancé et subissant comme tous la pandémie actuelle, je suis tributaire d’une aide extérieure pour avoir accès à ces informations.

15 juillet 2020

Les PAUSAT en armes du berceau Languedoc - Pierre PAUSAT

Préambule : voir l'article précédent du 14/07/2020

Après avoir présenté en préambule l'objet de cette série d'articles, découvrons le premier des PAUSAT « en armes » du berceau Languedoc.

Pierre PAUSAT dit Languedoc



Dans le quartier populaire de la paroisse St-Michel, naquit le 12/02/1708 à Castelnaudary Pierre PAUZAT, le quatrième des neufs enfants de Durand PAUSAT exerçant le métier de voiturier[1] et de ménager[2] et de Catherine LINAS, sa femme.
À cette époque, Louis XIV vit ses dernières années de règne et mène la guerre dite de Succession d’Espagne[3]. Quand ce dernier décède en 1715, son seul héritier est son arrière-petit-fils Louis XV dont Pierre PAUZAT sera le contemporain.
Notons que tout jeune, il connut le passage de la peste qui ravagea la Provence et le Languedoc entre 1720 et 1722.
À l’âge de 23 ans, résidant toujours dans sa ville natale, il se marie le 30 janvier 1731 avec Isabeau PORTES, fille d’un brassier[4].
En 1733, ils ont une fille Catherine. Tout semble indiquer qu’il restera vivre à Castelnaudary.
Or, le 30 novembre 1734, pour une raison et des circonstances que l’on ignore, il s’enrôle pour 6 ans dans le Régiment de Cavalerie du Berry où on lui affecta le surnom[5] « Languedoc » qu’il gardera jusqu’à la fin de sa carrière militaire.
Lors de son enrôlement, sa fiche[6] note que : « outre le surnom qu’on lui a attribué, sa taille est de 5 pieds/3 pouces (soit environ 1,60 m), qu’il a les cheveux, la barbe et les sourcils noirs, le nez long, le visage basané, les yeux noirs et une cicatrice sur la joue gauche ». Rien donc du visage d’un jeune premier juvénile !


À cette époque, la France fait face à plusieurs conflits et a un besoin important en hommes[7].
Peut-être s’est-il laissé convaincre ou piégé par un sergent recruteur comme la lecture d’un ouvrage[8] consacré à l’organisation des régiments sous Louis XV l’évoque :
« Le recrutement était normalement du ressort du capitaine du régiment, mais ce pouvoir était délégué en fait aux sergents, voire à de simples soldats. Dans la pratique alors, des faussetés, des manœuvres frauduleuses et criminelles amenaient quelque pauvre diable à contracter un engagement de six ans. On assistait alors à des scènes, pathétiques de racolage, qui dégénéraient en véritables enlèvements ».
Remarque : pour ceux qui ont vu le film « Fanfan la Tulipe », l’histoire se déroulant exactement à cette époque, on assiste au début de ce dernier à une scène qui évoque cette pratique. Dans celle-ci, on voit un jeune paysan (joué par Gérard Philipe en 1952) qui se fait manipuler par la fille d’un sergent recruteur, se faisant passer pour une bohémienne disant la bonne aventure, qui lui révèle qu’en tant que militaire, il connaîtra le succès et la gloire.

Le même ouvrage précise : « Au moment de la signature, on donnait 20 livres pour prix de 6 années de service (soit l’équivalent de 256 € actuels), la solde était payée d'avance pour cinq jours en temps de paix, pour dix jours en temps de guerre. Cette solde beaucoup trop modique, surtout vers 1755, condamnait le soldat à une misère intolérable.

Ces informations nous laissent perplexe sur les motivations de Pierre PAUSAT le poussant à s’engager dans une carrière militaire qui durera finalement 18 ans. Sachons, cependant, selon les mêmes sources que : « Le soldat pouvait travailler en ville. Il devait rentrer au quartier à huit heures du soir ». Mais cette ville pouvait-elle être Castelnaudary ? Ceci est douteux, car les régiments, en temps de paix, étaient toujours cantonnés ou en quartier sur la frontière du nord et de l'est, points vulnérables du royaume.

En 1735, son régiment prend ses quartiers à Clermont-Ferrand, bien loin de la ville qu’il a quittée et où sa femme et sa fille sont supposées encore y résider. Mais ceci ne l’empêchera pas d’avoir un second enfant en 1736, un fils nommé Henry qui fera l’objet de l’article suivant et dont le parcours permettra d’éclaircir les raisons qui pousseront ce dernier à aller vivre à Marseille et à initier ainsi la seule branche survivante du berceau Languedoc.

En avril 1738, il obtient le grade de brigadier (l'équivalent de caporal) et le 30/11/1740, il renouvelle son engagement pour une seconde période de 6 ans, laissant seule une nouvelle fois sa femme, cette fois-ci avec deux enfants.

On suppose donc qu’il participa à la guerre de Succession d’Autriche[9] et en particulier à la bataille de Fontenoy le 11/05/1745 qui se déroula aux Pays-Bas autrichiens (l’actuelle Belgique).
Notons que ce fut à l’occasion de cette bataille que s’échangèrent entre les Français et les Anglais qui se faisaient face des exhortations qui n’ont plus cours de nos jours, comme celle de proposer à l’adversaire l’avantage de faire feu les premiers et dont on ne retiendra que la fameuse phrase devenue historique : « Messieurs les Anglais, tirez les premiers ! »[10].



Le 04/05/1749, alors qu’il a quitté l’armée depuis 1746, il se rengage une troisième fois pour 6 ans dans le même régiment. Il terminera sa carrière militaire en 1755, après y avoir consacré 18 ans de sa vie.
On ignore s’il put bénéficier d’une pension de retraite, sachant que celle-ci ne sera officialisée par une ordonnance de Louis XV qu’en 1762, d’une valeur de 100 livres environ par an et d’un habit tous les 6 ans, mais …. seulement pour ceux ayant 24 années de service (3 x 8 ans et non plus 6 ans) et seulement deux élus par bataillon[11] !

Vingt ans plus tard, il décédera à Castelnaudary le 25/02/1775, à l’âge de 77 ans. 

note : le prochain article sera consacré à son fils Henry PAUSAT


[1] Le voiturier était un transporteur de marchandises au moyen de chevaux, de charrettes ou même d'une diligence. Souvent, il était propriétaire de son véhicule.
[2] Personne travaillant au profit d'un ménage, d'une maison
[3] La guerre de Succession d'Espagne, menée par une coalition européenne pour empêcher le comte d'Anjou second fils du dauphin de devenir roi d'Espagne commence en 1701. La France après quelques victoires connaît de nombreux revers. La paix est signée à Utrecht en 1714 et confirme l'accession d'une branche des Bourbon sur le trône d'Espagne.
[4] Ouvrier n'ayant que ses bras pour gagner sa vie
[5] Le surnom, pratique usuelle dans l’armée à cette époque, n’avait pas le même rôle social que dans la vie civile. Le surnom restait la « propriété » de la compagnie et était donc unique chez celle-ci. Une fois le militaire muté par ailleurs ou quittant l’armée, ce surnom devenait disponible pour une nouvelle recrue.
[6] Ces fiches sont consultables sur le site mémoire des hommes, dans les registres matricules de l’Ancien Régime (1682-1793) sur le lien : https://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/fr/arkotheque/inventaires/ead_ir_consult.php?ref=RCT-AR-2&c=GR%201%20Yc%20861&fam=10
[7] En 1734 a lieu la guerre de succession de Pologne, conflit européen qui durera de 1733 à 1738 et en avril l’Autriche déclare la guerre à la France.
[8] « Les régiments sous Louis XV » de Lucien Mouillard : http://pfef.free.fr/Anc_Reg/Unif_Org/Mouillard/mouillard.htm
[9] La guerre de Succession d’Autriche durera de 1740 à 1748.
[10] Contrairement aux apparences, cet échange ne doit rien à la courtoisie ou à la politesse. Une règle du combat d'infanterie interdisait à une troupe de tirer la première dans un combat rapproché, afin de ne pas être désarmé ensuite devant le feu de l'ennemi, le rechargement des armes s'avérant très long.
[11] Voir l’ouvrage : « Une politique de la vieillesse : la retraite des vieux soldats, 1762-1790 » par Jean-Pierre BOIS

14 juillet 2020

Les PAUSAT en armes du berceau Languedoc - Préambule



Préambule :


Il existe en Languedoc à Castelnaudary un berceau où nos ancêtres vécurent jusqu’à la fin de l’Ancien Régime. Nous en ignorons l’origine[1], mais depuis les premiers témoignages de son existence au 16e siècle, nous savons que les générations suivantes s’y sont succédé sans interruption[2]jusqu’au départ de Henry PAUSAT vers Marseille pour y créer la seule branche actuelle qui permet encore aujourd’hui de faire perdurer ce berceau Languedoc.

En tant que résidants de cette localité, on peut supposer qu’ils vécurent essentiellement de petits métiers liés directement à une économie citadine, c’est-à-dire non agricole : les hommes louaient leurs bras à la journée (brassier, portefaix), voiturier, de l’artisanat (serrurier, cordonnier) et sans doute aussi pour satisfaire les besoins en main-d’œuvre de la construction puis de l’exploitation du canal du midi[3].

Pour échapper à leur sort, comme souvent par ailleurs, certains n’hésitaient pas à s’engager dans l’armée. Or, à la fin du règne de Louis XIV et au début de celui de son successeur Louis XV, la dégradation de la situation économique du pays et les multiples guerres engagées avec ses voisins favorisèrent cette tendance.

C’est dans ce contexte[4] agité, fin de l’Ancien Régime et remise en cause des équilibres nationaux en Europe, que nous découvrons une famille de PAUSAT protagonistes, certes mineurs, mais qui participèrent à ces soubresauts de l’histoire.

Nota : Je tiens à remercier Mme Nicole MAGUET qui, cherchant comme moi des ancêtres ayant rejoint l’armée durant la période précédant la fin de l’Ancien Régime, m’a informé de la possibilité de trouver ces informations via le site gouvernemental mémoire des hommes[5]. Ainsi c’est en consultant ce dernier que j’ai pu accéder à des informations complémentaires, mais aussi à de nouvelles, me permettant de pouvoir rédiger ces articles que je vous propose de découvrir.


- Articles diffusés antérieurement :
    o le 08/08/2011 : Le 10 août 1792 à Paris, deux PAUZAT à l’assaut des     Tuileries
    o Jean-François PAUZAT : La carrière militaire
        § le 05/11/2014 : Jean-François s’engage dans l’armée
        § le 15/01/2015 : la campagne de St-Domingue

- Articles en cours de diffusion :
    o le 14/07/2020 : Préambule
    o le 15/07/2020 : Pierre PAUSAT

- Articles futurs à rédiger :
    o Henry PAUSAT
    o Les fils de Henry PAUSAT
    o les fils de Germain PAUSAT 
    o Noêl PAUSAT 


[1] Soit, il s’agit d’un berceau qui s’est formé à Castelnaudary, soit au fait que des PAUZAT d’un autre berceau déjà existant le quittèrent pour y aller vivre, ceci à une date antérieure à la rédaction des premiers registres paroissiaux.
[2] De tous les individus recensés, il n’existe qu’un seul cas semblable de berceau type « irréductible village gaulois », il s’agit du berceau béarnais centré sur les villages d’Arette et Issor.
[3] L’exploitation du canal du midi à partir de 1681 devait jouer un rôle majeur dans l’économie locale (manutention des produits comme le grain, le vin, etc.). Citons aussi : « Dès sa mise en service, le canal est utilisé pour le transport des voyageurs et du courrier. Un service de malle-poste est mis en place sur des bateaux empruntant le canal. Comme pour les diligences de la malle-poste, les bateaux sont tirés par des chevaux sur les chemins de halage. Ce type de transport est considéré comme moderne pour l'époque, grâce à sa régularité, son confort, sa sécurité et sa rapidité qui constituent une amélioration par rapport à la route. De plus, le trajet peut s'effectuer toute l'année. La durée du voyage est de quatre jours de Toulouse à Sète ».
Remarque : construit en deux phases durant la seconde partie du 17e siècle, son ouvrage a nécessité une main-d’œuvre importante. Est-ce à l’occasion de ce chantier colossal que des PAUZAT, migrèrent de leur berceau d’origine vers Castelnaudary pour y chercher un travail de longue durée et plus rémunérateur ?
[4] Il existe aussi un autre cas semblable d’engagement dans l’armée, sans doute pour les mêmes raisons. Il s’agit de Jean PAUSAT dit CAMGROS, né à Issor en 1745. Il est enrôlé comme soldat en 1774.
[5] https://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/








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4 septembre 2019

Nos ancêtres charrons (2/2)

Il y a quelques mois, j’ai publié un article[1] évoquant nos ancêtres ayant exercé le métier de charron. Or, il se trouve curieusement qu’aucun de ceux répertoriés alors n’était originaire du Béarn. Cette anomalie est désormais corrigée, ayant eu la chance de pouvoir disposer d’informations supplémentaires concernant les charrons de la vallée de Barétous[2].

La raison de cette lacune est due principalement au fait qu’un charron pratiquait en fait plusieurs métiers, comme celui de maréchal-ferrant et/ou de forgeron, ceci afin de s’adapter aux besoins réels de ses clients. Ceci explique que, les documents officiels n’indiquant que l’un de ceux-ci, les autres métiers ne soient pas cités, par exemple lors de la rédaction d’un acte de mariage. Dans le cas des charrons de la commune d’Arette, Noël Pauzat est présenté comme charpentier.


Cette diversité de métiers est très bien expliquée dans la revue « En Barétous, hier et avant-hier », les Pauzat « étant plutôt travailleurs du bois », ils s’associaient avec les autres artisans du village. Citons un extrait de ce qu’il en est dit sur ce sujet dans l’article « Anciens charrons du Barétous », évoquant l’exemple des Pauzat :


Ces Pauzat auront donc été des charpentiers-charrons pendant deux générations. Sur l’extrait de leur arbre généalogique présenté ci-dessous, nous voyons que le grand-père est laboureur, pasteur de brebis, tandis que ses deux premiers fils Noël et Ambroise[3] choisirent d’être charpentiers, en travaillant sans doute ensemble à Arette.
Le troisième fils Grat, le cadet, a quitté son village pour vivre à Bordeaux, exercer le métier de cocher et enfin partir à Dunkerque pour devenir douanier, comme ce fut le cas d’autres Pauzat originaires d’Arette[4].
Pierre, fils de Noël, seul représentant de la seconde génération, est resté auprès de son père pour ensuite lui succéder. Ayant perdu sa première femme lors de l’accouchement de sa fille Jeannette, et malgré son remariage, il n’aura plus d’enfant. Cette situation entraîne donc la fin de cette courte lignée de charrons chez les Pauzat béarnais.

ci-dessous l’extrait de l’arbre généalogique de la branche LAMOTHE, concernant les PAUZAT charrons.




[1] Article du 18/12/2018 : « Nos ancêtres charrons »
[2] Informations publiées dans la revue « En Barétous, hier et avant-hier » (n°12 de juin 2017) par l’Association culturelle du Barétous et obtenues gracieusement par l’intermédiaire de M. Jean Arrègle.
[3] Précisons que nous n’avons, à ce jour, aucune confirmation précisant qu’Ambroise est pratiqué le métier de charron. Cependant ceci semble probable, surtout dans le cas où il soit resté travailler avec son frère.
[4] Voir l’article du 30/01/2013 : « Les Pauzat douaniers »

7 avril 2019

N’hésitez plus à rechercher vos ancêtres !

Alors que le salon de la généalogie s’est ouvert à Paris dernièrement, nous avons appris que : « Près de sept Français sur dix ont déjà entrepris des recherches sur leur famille ». Si vous ne faites pas encore partie de ces derniers, mais si vous avez souvent nourri le projet, toujours reporté, de connaître votre généalogie, voici le moment de franchir le pas.


Aujourd’hui, notre site geneapauzat recense sans doute environ 80 à 90% de nos ancêtres[1] et si depuis sa création, certains arbres généalogiques ont été entièrement[2] réalisés, ceci n’a été possible que grâce à l’implication de leurs descendants actuels. En effet, eux seuls ont accès à la connaissance[3] de la première partie de leur arbre (voir ci-dessous, étape 1), celle où ils constituent la première génération, les suivantes permettant d’accéder à leurs arrière-grands-parents.

 
Le contenu de la seconde étape est déjà largement recensé dans la base geneapauzat, et à l’image d’un puzzle, il suffira d’appareiller les « pièces » les unes aux autres.
S’il certaines sont manquantes, une recherche dans les archives départementales et/ou dans les mairies devrait permettre de compléter cette étape, si la commune d’origine est bien sûr connue.

Si vous doutez de la pertinence de vous engager dans cette voie, croyant n’acquérir finalement qu’une liste rébarbative de prénoms et de dates, cette approche est totalement réductrice.
La découverte de votre généalogie est la possibilité de connaître des faits et des détails qui font partie de vos racines. Notre blog, par l’intermédiaire de ses articles, en a montré de multiples exemples.

 
Exemple de recherche : des PAUZAT contemporains sont les descendants de Pierre PAUZAT violeuneux[4], à l’image de ces musiciens représentés dans le tableau ci-dessus, vivant vers 1650 à Douchapt en Dordogne. Franchiront-ils le pas pour établir leur lien avec ce dernier ?


Pour vous aider à répondre positivement à cette invite, je vous propose de finaliser ensemble votre arbre généalogique.
- Pour se faire, il est nécessaire de me communiquer[5] le contenu de l’étape 1, en renseignant le formulaire du site geneapauzat (en bas de la page 01-2 : renseignements) ou sous la forme qui vous convient[6]
- Je m’engage ensuite à compléter ces informations en y joignant celles contenues dans la base de geneapauzat (étape 2).
- Les informations manquantes feront l’objet de recherches communes auxquelles pourront se joindre, s’ils le souhaitent, les lecteurs de ce blog.

Remarque (étape 1) : N’oubliez pas qu’un repas de famille, à l’occasion d’un mariage ou autre, est l’opportunité rêvée pour collecter ces informations. Vous obtiendrez en quelques minutes ce qui prendrait énormément de temps si vous le faisiez seul.




[1] Il s’agit des personnes portant le patronyme PAUZAT et dérivés (PAUSAT, POUZAT, etc.)
[2] Il existe, souvent incomplet, des arbres établis à partir des données recueillies sur notre site geneapauzat. Ils sont consultables sur ce dernier : https://sites.google.com/site/geneapauzat/
[3] Ces informations n’étant pas consultables dans les archives départementales
[4] Violoniste jouant de la musique populaire, de la musique traditionnelle ou folklorique.
[5] Envoyer vos informations à l’adresse : geneapauzat1@gmail.com
[6] Pour chaque individu, indiquer les nom/prénom ainsi que, dans la mesure du possible, les dates et lieux de N, M et D

8 janvier 2019

Vœux du nouvel an 2019

En ces jours propices aux réunions familiales, je saisis cette occasion pour souligner combien ce moment est privilégié pour prêter attention plus particulièrement à nos « anciens ».

Auparavant, toute la famille vivait sous un même toit, un « feu ». Le soir à la veillée, réunis autour de la cheminée, les adultes évoquaient les événements passés. Peu à peu, les nouvelles générations découvraient l’histoire de leur origine, récit éphémère qui ne survivait que par cette transmission orale.

Aujourd’hui, s’il n’en est plus ainsi, une majorité d’entre nous a eu tout de même accès à celui-ci, mais ce n’est pas le cas pour certains.
Pour eux qui n’ont pas pu recueillir ces informations, j’exprime le vœu qu’ils puissent y parvenir avant qu’elles ne disparaissent. Ils n’auront pas alors le regret d’avoir perdu la possibilité de connaître le récit de leur mémoire familiale[1].
En m’inspirant d’un proverbe africain[2], je l’interpréterai ainsi pour cette occasion :
« Avant que les traces des pas de tes ancêtres s’effacent, retourne-toi et cherche à savoir d’où elles viennent ».

Notre blog s’inspire de ce précepte. Une liste de noms et prénoms accompagnée de dates peut établir une généalogie, un test ADN une origine géographique, mais pas nous renseigner sur l’histoire de notre propre famille, nos racines.

Pour tous, j’espère que vous avez passé d’agréables fêtes de fin d’année et je suis heureux de vous présenter mes meilleurs vœux pour 2019.





[1] Pour ma part, j’ai le remords de n’avoir pas su saisir les rares occasions qui se sont présentées pour écouter ma grand-mère paternelle.
Il y a quelque temps, une jeune lectrice de ce blog, n’ayant plus de contact possible avec sa famille paternelle et se sentant orpheline de ses racines m’a aussi exprimé le même besoin.

[2] Ce proverbe africain dont je me suis inspiré est : « Si tu ne sais plus où tu es, retourne-toi et regarde d’où tu viens ».

9 décembre 2018

Nos ancêtres charrons (1/2)

Si la majorité de nos ancêtres exerçait le métier de cultivateur, sous ses différentes formes[1], on trouve très peu d’artisans, ayant été charrons. 
A priori, cette profession qui rend des services indispensables à des multiples d’autres, ne semble pas être représentée à la hauteur qui aurait dû l’être parmi celles des PAUZAT et POUZAT recensés dans notre base généalogique[2]. Qu’en est-il vraiment ?

En quoi consiste le métier de charron.
Un charron est une personne spécialisée dans la construction et la réparation des véhicules à traction animale, notamment dans le cintrage et le cerclage des roues.

Ateliers de charrons et sculpture d’un charron à l’église de Heudicourt dans l’Eure.

De façon plus précise, citons :
« Á partir du moment où l'homme a utilisé la roue pour construire des véhicules, il y a eu des charrons. Ce métier existe probablement depuis plus de 4000 ans.
Charron vient tout droit du métier de charpentier puisque déjà dans le haut Moyen Âge, il faut maîtriser le travail et l’assemblage du bois pour bâtir châteaux et cathédrales. Parmi les différentes spécialisations est né le métier de charron qui s’est consacré à la fabrication des charrettes et autres moyens de roulage même si à la campagne, le métier présentait une polyvalence plus large.

Tout d’abord le charron s’occupait de l’outillage du jardinage et des champs et des bois. Il façonnait de nouveaux manches pour les bêches, fourches, les râteaux, les haches et les pioches. En morte-saison, il fabriquait et réparait les râteaux pour retourner le foin. Mais le gros de son travail consistait à construire les charrettes, tombereaux, surtout les voitures des paysans du village.

La fabrication de la charrette demandait une dextérité et un savoir-faire importants notamment pour la confection des roues qui constituait la partie la plus délicate du travail ; c’est à leur solidité et à leur longévité que le charron devait sa renommée. Leur réalisation reposait sur de longs mois d’apprentissage et faisait appel à des notions de physique, de géométrie, de dessin, plus une connaissance affirmée du bois et de son travail
».

L’atelier de charronnerie était indispensable à chaque 
village, au même titre que celui du forgeron ou du maréchal ferrant. En 1840, on estimait qu’en Lorraine il y avait environ un charron pour 300 habitants. Mais à partir du milieu du 20e siècle, ce métier devint obsolète.

Combien de nos ancêtres furent-ils charrons ?
À ce jour, on en recense que quatre dont trois le furent de père en fils en Guyenne, au nord-ouest de Périgueux. Le quatrième vivait en Auvergne au nord de Clermont-Ferrand. 



* vous pouvez visualiser la courte vidéo ci-dessous montrant un aperçu du métier de charron



- Jean PAUZAT (n°3537) né à Douchapt en 1827
- François PAUZAT (n°987), son fils, né à Douchapt en 1862
- Adolphe PAUZAT (n°4432), le petit-fils du premier, né à St-Méard-de-Drône en 1896
- Auguste POUZAT (n°3232) né à Varennes-sur-Morge (Auvergne) en 1902. Pour information, il sera charron au Cheix sur Morge en 1930, à Ennezat en 1931.

Remarque : S’il n’a pas été trouvé de charrons durant l’Ancien régime, ceci semble être dû au fait que le métier était rarement cité dans les actes paroissiaux, contrairement aux actes qui suivirent. On pourrait donc imaginer qu’il y aurait eu davantage de charrons portant notre patronyme.

Malgré ce handicap de notre recensement, le nombre d’individus trouvés semble apparemment faible. Mais si pour la même période (1800- 1950), l’on rapporte celui-ci au nombre d’individus recensés dans notre base, on trouve un ratio de 4/793, soit 1 charron pour environ 200 personnes, ce qui est du même ordre de grandeur que celui indiqué pour les villages lorrains. Nos ancêtres exercèrent donc ce métier au même titre que leurs concitoyens et sont bien représentatifs de la répartition de ce métier dans notre pays.




[1] Journalier, métayer, propriétaire, etc.
[2] A ce jour, on y dénombre 1935 individus de sexe masculin ayant porté notre patronyme et ayant vécu entre la fin du 17e siècle et celle du milieu du 20e.