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1 août 2011

Le 10 août 1792 à Paris , deux PAUZAT à l’assaut des Tuileries.

La branche marseillaise des PAUZAT compte deux révolutionnaires fédérés ayant fait partie des volontaires partis à Paris pour sauver « la Patrie en danger » !

Henri PAUSAT est né le 26 octobre 1736, sa famille étant originaire de Castelnaudary dans l’Aude, il est pêcheur puis patron de ponton à Marseille où il se mariera en 1770 et eut 5 enfants, tous mâles, dont seulement le dernier Antoine Henry PAUZAT, né en 1781, aura une descendance[1].
Parmi les quatre autres, relevons que le premier fut « tué par les nègres en Martinique » vers 1790/91, le troisième fut estropié et le quatrième « tué aux frontières » en 1789.

Quant au deuxième, François Barthélémy PAUZAT, il naquit à Marseille le 4 janvier 1773.
Pour des raisons que nous ignorons, il s’engagea avec son père en 1791 dans la Garde Nationale (2ème Bataillon, 5ème Compagnie « Escarnier ») avec les 500 volontaires marseillais qui firent le trajet vers Paris.

Le 5 juillet 1792, l'Assemblée déclare la nation « en danger ». Tous les citoyens en mesure de prendre les armes et de servir dans la Garde nationale sont placés en service actif. Des piques sont distribuées à ceux qui ne peuvent se procurer d'armes, et des drapeaux sont placés dans les espaces publics, avec ces mots : « Citoyens ! La Patrie est en danger ! »
Le 30 juillet, les fédérés marseillais arrivent à Paris. Leur secours a été réclamé en hâte par un jeune avocat de Marseille, Barbaroux, étroitement lié avec les Girondins. Ils sont accueillis place de la Bastille et conduits à un banquet aux Champs-Élysées. Ils traversent ainsi tout Paris, drapeau déployé, sans doute en chantant ce Chant de guerre pour l'armée du Rhin qui s'appellera la Marseillaise[2].
« Tôt dans la matinée du 10 août[3], les insurgés assaillent les Tuileries. L'avant-garde des faubourgs, composée de fédérés marseillais et bretons se déploie sur le Carrousel, tournant ses canons contre le château.
 
Représentations des combats 
Sur la place du Carrousel, devant le palais, l'émeute enfle. Une porte est malencontreusement ouverte. Un flot de sans-culottes s'y engouffre. Les gardes suisses ouvrent le feu et provoquent un reflux éperdu vers le Carrousel.
Fauchés presque à bout portant, les émeutiers évacuent la place. Ils semblent près d'abandonner la partie. Mais vers dix heures, un groupe de volontaires marseillais parvient à s'introduire à l'intérieur des Tuileries. Le combat reprend de plus belle ».
C’est sans doute à ce moment que François Barthélémy PAUZAT, non loin de son père, est tué[4]. Son nom figure désormais aux Tuileries sur la plaque de marbre commémorative de cette journée.
monument dressé dans les catacombes à Paris sous les Tuileries              
Plaque commémorative                         

Nous ne saurons jamais quelles furent les motivations de ce père et de son fils, le premier abandonnant son travail, sa femme et ses enfants à Marseille.
Prirent-ils conscience, comme une grande partie des Français, que la patrie était alors en danger et qu’il était aussi temps d’abolir les privilèges exorbitants de certains ?
François mourut donc à 19 ans dans une grande aventure que l’on nommera la Révolution française et qui aurait pu s’appeler « l’été français ».

[1] Dont le peintre d’aquarelles Marius PAUZAT et le naturaliste Henri PAUZAT
[2] À l’origine chant de guerre révolutionnaire et hymne à la liberté, la Marseillaise s’est imposée progressivement comme un hymne national. Elle est écrite par Rouget de Lisle en 1792 comme le "Chant de guerre pour l’armée du Rhin". Ce chant est repris par les soldats de Marseille participant à l’insurrection des Tuileries à Paris le 10 août 1792. Son succès est tel qu’il est déclaré chant national le 14 juillet 1795.
[3] « La journée du 10 août 1792, décisive pour la Révolution, est, après le 14 juillet 1789, la plus importante des grandes journées révolutionnaires. La plupart des historiens la qualifient de seconde Révolution ».
[4] Il y eut parmi les insurgés entre 200 et plus de 400 morts (dont 316 tués et blessés parisiens)




15 juillet 2011

Comment nos ancêtres choisissaient leurs prénoms.

À notre époque, où le libre choix d’un prénom est la règle, les sites internet sur ce sujet étant nombreux, peu se souviennent ou tout simplement n’imaginent pas comment nos ancêtres à la naissance d’un enfant attribuaient un prénom à ce dernier.
La première réflexion, en voyant la répétition du même prénom le long des générations, est que ces derniers manquaient d’imagination. Mais ceci est inexact, les règles étaient toutes autres et le rôle des parrains et marraines majeur.

Tout d’abord, il faut considérer que chaque paroisse avait son église dédiée à un saint. Par exemple, pour les villages d’Issor et d’Arette en Béarn ces saints étaient St Jean pour l’un et St Pierre pour l’autre. Je cite :
«  … L'église Saint Jean l'évangéliste à Issor, l’église Saint Pierre à Arette, L'église St Martin à Lanne en Barétous … ».


église d’Arette (avant le tremblement de terre de 1967)                    église d’Issor

La conséquence logique était que chaque habitant d’un village avait l’habitude de donner le nom du saint de ce dernier à son premier enfant. La première phase du processus était ainsi enclenchée !
Ci-dessous, les prénoms attribués à des Pauzat, pour ces deux villages (période 1700-1850) :
-          Issor :             16 prénoms « Jean » et           2 prénoms « Pierre »
-          Arette :              5 prénoms « Jean » et         10 prénoms « Pierre »
À partir de ces chiffres, il est aisé de voir que le saint du village d’Issor est bien Jean et celui d’Arette Pierre.

Ci-dessus, l’acte de baptême en 1653 d’un Jean .. fils de Pierre, parrain Jean …

Remarque : si l’on trouve le prénom « Jeanne », féminin de « Jean » pour les filles, ceci n’est absolument pas le cas pour « Pierre ». Par contre, pour les filles on trouve un choix très important (dans toute l’Occitanie) du prénom « Marie » lié au statut et à la représentation systématique de la mère de Jésus dans toutes les églises.

Ensuite, il faut considérer le rôle des parrains et marraines dans le contexte religieux de l’époque.
À l’origine, pour le baptême des adultes, lorsque le catéchuménat s'est constitué au 4e siècle, il n'y avait pas encore de parrain, mais au cours de la cérémonie un fidèle se portait garant du catéchumène. On l'appelait "le sponsor" (celui qui pousse).
Pour le baptême des enfants, c'est au cours du 6e siècle en Orient et du 8e en Occident qu'apparurent les parrains et marraines qui représentaient une parenté spirituelle et qui eurent un rôle essentiel au cours de la cérémonie[1]. En effet, la mère n'assistait pas à l'église car l'accouchement était considéré comme une souillure.
Ainsi, le choix du prénom était du ressort, non pas des parents, mais du parrain et de la marraine, en général les grands-parents, puis les oncles et les tantes, etc.
Les parrains et marraines attribuaient à l’enfant le prénom de leur choix, en général le leur [2]!
Ceci ne devait pas être systématique, mais suffisamment répandu pour que son effet se fasse sentir sur le long terme.

Ces explications ne se veulent pas exhaustives ni entièrement exactes, mais indiquent simplement une règle qui devait être assez répandue en Occitanie. Par exemple, en Catalogne Sud, il y a encore 2 à 3 générations, celles-ci étaient encore de rigueur.

[1] Pendant longtemps, la tradition voulait que ce soit la grand-mère du côté maternel et le grand-père du côté paternel qui soit choisi pour faire office de marraine et de parrain. L'éducation chrétienne était ainsi assurée par les parents et les grands-parents. »

[2] En Bretagne, on trouve : « Quand le parrain et la marraine on fait la connaissance de leur filleul et accepté de le porter sur les fonds baptismaux, ils se mettent en devoir de lui donner un prénom. L'accord ne se fait pas toujours sans difficulté. Souvent cependant, le parrain donnait son prénom à son filleul, la marraine à la filleule, et on a longtemps ajouté pour les deux le nom de la Vierge, Marie. »










9 juillet 2011

Les circonstances de la mort de Joseph Pauzat, le 19 janvier 1928

Extrait des mémoires d’Yves Chatelard

Grâce à l’arrière-petit-fils de Josépha Pauzat, Jean-François Chatelard, ce dernier m’ayant communiqué ce passage des mémoires de son grand-père, ainsi que les photos ci-dessous, nous pouvons revivre les derniers moments de Joseph Pauzat.
« Durant cet hiver 27 – 28, j’étais venu passer le dimanche chez mon grand-père. Je l’avais trouvé fatigué bien que 8 jours plus tôt il ait participé à une battue de sangliers à Targon. Je lui dis que j’allais appeler un docteur. Inutile ; j’ai vu Bourdalé, l’officier de santé à Naujan…. Joseph est foutu me dit il. Puis, relevant la jambe de son pantalon, il me fit voir sa jambe enflée et, ayant flambé une aiguille, il se piqua au mollet. Il ne sortit que de l’eau. Ca monte depuis hier et quand ça atteindra le cœur…en route pour le grand voyage….3 ou 4 jours….je n’irai pas à Dimanche…tu vas me faire le plaisir d’emporter mon fusil et ma montre en or. J’ai refusé de prendre sa montre…on ne la jamais revue. Il y avait une voisine qui lui faisait un peu de cuisine. Marthe Carretey. Elle lui lavait son linge et nettoyait la maison. Le mercredi il lui dit : « Va chercher 2 côtelettes de mouton. Tu resteras à midi. Je vais déboucher une vieille bouteille. Ce soir, tu emporteras une clef. Si demain matin à 8 heures je ne suis pas dehors, rentre voir. Lui qui était si sobre pris après le repas un petit verre de Cognac puis pendant que Marthe lavait la vaisselle, il se coucha. Elle allait se retirer quand elle entendit un cri. Il était mort ! »
  ci-dessus au centre, Joseph PAUZAT et sa fille Josepha en 1905 à Arcachon
(un dimanche au bord de la mer)

Joseph Pauzat est né à Arette (berceau béarnais) le 15-05-1848, second fils de Ambroise Pauzat (militaire à la retraite et garde champêtre du village) qui oublia de le déclarer à sa naissance[1] !
Il fit son service militaire dans la Garde Nationale Mobile de Pau jusqu’à la fin de l’année 1872. Le signalement donné sur sa fiche militaire indique qu’il avait les yeux gris[2], sa taille était de 1,55 m, qu’il résidait à Bordeaux et que sa profession était domestique.
En effet, il était le domestique de Catherine Allien à Romagne dont il hérite par testament le 14.07.1870 à 22 ans.
Il s'installe ensuite à Postiac, plante des vignes qui meurent du phylloxéra, puis s'installe à Romagne (il avait des frères et cousins issus d'Arette à proximité et installés avant lui dans les environs de Romagne, où il épousera Marguerite Laetitia Coiffard le 24-03-1874, à l’âge de 26 ans, elle de 17 ans.


[1] Un jugement d'homologation a été rendu par le Tribunal de Première Instance de l'Arrondissement d'Oloron qui a été requis pour justifier sa parenté et sa naissance lors de son mariage

[2] Voir sur ce blog, l’article du 24 novembre 2010 « Possédez-vous les traits héréditaires de certains PAUZAT du berceau béarnais ? »


30 juin 2011

À la recherche de Jean-Baptiste Pauzat Zuniga – suite des épisodes précédents

Une semaine de congés prise dernièrement m’a donné l’occasion de passer voir le village de Zúñiga en Navarre, lieu supposé être celui où notre « héros » a vécu et où il a eu des attaches suffisamment fortes pour désirer, quelques années plus tard, faire ajouter le nom de ce village au sien.
 
C’était jusqu’à ce jour l’hypothèse la plus vraisemblable, car considérée jusqu’à présent comme la seule, reposant d’une part, sur la proximité du village de Zúñiga en Navarre avec celui d’Issor en Béarn (les deux étant symétriques par rapport aux Pyrénées) et ...
 
... d’autre part, sur l’existence des relations étroites qui lièrent ces deux régions. Le texte ci-dessus datant de 1640 en est le témoignage.
D’où la raison de ma démarche de me rendre à Zúñiga et où grâce à l’amabilité du secrétaire de la mairie, je pus être mis en contact avec le responsable des archives de l’archevêché de Pampelune[1]. Ce dernier me proposa d’effectuer des recherches à partir des informations que je lui ai communiquées depuis par courrier. Nous serons donc prochainement s’il existe des traces de J-B P-Z en Navarre.
Enfin, cette visite m'apporta une donnée nouvelle dont l’ancien maire du village m'informa : « il existe un autre village portant le nom de Zúñiga, il se situe en Murcie, à proximité de Lorca ! ».
Cette nouvelle hypothèse semble aussi crédible que la première, car nos ancêtres n’hésitaient pas à voyager très loin pour trouver du travail. Le texte ci-dessous, relatif à l’émigration des béarnais vers l'Espagne, en rend compte :
 «  l'Aragon préférentiellement, évolua au fur et à mesure de la Reconquista -terres espagnoles reprises aux Arabes (à laquelle l'armée du vicomte de Béarn prit une grande  part), car les terres reconquises -de population restreinte-  avaient un grand besoin de main-d'œuvre. Le flot de personnel, du Béarn vers  l'Espagne, a été dès lors ininterrompu, avec une pointe aux XIV° et XV° siècles.  À cette époque, les Béarnais avaient pris l'habitude d'aller loin en Espagne pour gagner leur pitance; c'est ainsi que dans certains villages, le tiers des hommes partaient Outre-Pyrénées durant 8 à 9 mois de l'année. Nombre d'entre eux se spécialisèrent dans la profession de bergers, hongreurs (castreurs), forestiers, tondeurs, etc... . Ils "poussaient" jusqu'à Valence[2] et en terre andalouse, où beaucoup  de ces béarnais voyageurs ont fait souche.  L'un des descendants de Béarnais -originaire de Tabaille-Usquain de cette première vague est à l'origine du célèbre brandy Domecq. »
En conclusion, tel le voyageur dans le désert qui voit le mirage s’éloigner de lui au fur et à mesure qu’il avance, nous voyons notre hypothèse s’effacer. Mais pour le moment rien n’est encore sûr et surtout, nous avons un « nouveau mirage » à poursuivre qui risque, en fait, de déboucher sur une réalité, celle de « l’oasis recherchée », sinon, il faudra traverser l’Atlantique et chercher du côté du Mexique !
La suite au prochain épisode.

[1] les archives du village y ont été transférées récemment
[2] « En ce moment, je (il s’agit de Joan-Carles, étudiant de Valence, faisant des recherches sur l'émigration gasconne en général et béarnaise en particulier,  en terre valentinoise , du XV° au XVII° siècles) suis en train de réaliser une recherche aux Archives municipales de Valence, sur une série de livres appelés “Llibres d´Avehinaments”, dans lesquels sont inscrits tous les noms des forestiers qui demandaient le droit de jouir de certains privilèges pour devenir citoyen (à part entière) de la ville de Valence. Entre les années 1550 et 1611, il y est indiqué une grande quantité de personnes, avec noms et prénoms, venant du "Royaume de France" et de la Principauté de Béarn".
Curieusement, beaucoup d'actes de naturalisation viennent accompagnés de la correspondante "dénaturalisation" du lieu d'origine (la majorité du Béarn et de Bigorre, mais aussi du Gers et de l'Agenais), écrits en langue occitane/gasconne. Dans un document de 1617, écrit par un voyageur français, il est dit que plus de 15.000 Français vivent dans la ville de Valence. Étant donné que la population de la ville et de ses alentours était de 56.000 habitants; les "Français" composaient , plus de 25%  de la population totale.





11 juin 2011

Qui résoudra l’énigme « Perse » ?

Il y a quelque temps, j’ai découvert sur le Web la référence d’un document rédigé par un dénommé Mirkhond qui publia à Londres en 1832 la traduction du livre original perse, intitulé « the Pauzat-us-safa ».
La référence à cet ouvrage est publiée dans le bulletin n°6 (page 96) de l’Université d’Harvard du 1er décembre 1877.
Son objet, comme il est indiqué ci-dessus, est la traduction anglaise d’un livre retraçant l’histoire des rois perses, depuis la dynastie Peshdadian jusqu’à la conquête de l’Iran par Alexandre le Grand.
Le titre original de ce dernier citant le nom de notre patronyme, mérite d’en connaître la signification. Malheureusement, la langue perse (sans doute, l’ancienne) n’est pas à la portée de tous.
Jusqu’à présent, mes connaissances dans cette langue étant nulles, l’utilisation des dictionnaires proposés sur internet n’ayant rien donné, je vous propose donc de prendre le relais ..
Le premier indice concerne le mot « safa », voisin de celui qui signifie en perse contemporain : « bagage, trajet, voyage .. ».
Si quelqu’un à un fil d’Ariane à proposer, merci d’avance de me le communiquer. Il n’y a probablement pas existé de Pauzat ayant laissé son empreinte en Perse pour justifier ce titre, mais l’originalité de la question posée mérite bien que l’on s’y attarde.

Mise à jour du 13/11/2015 


Cette énigme n’était qu’une erreur de typographie, un P au lieu d’un R, l’origine étant a priori ce livre sur la bible de l’Islam

2 juin 2011

Prenons de la hauteur !

Sans revenir sur le fait de savoir si un PAUZAT est a priori une personne posée, je ne peux que m’interroger, si dans mon cas, ma tendance à rester à l’écart de mes concitoyens, en observateur, ne vient pas d’une coutume ancestrale inscrite dans mes gènes …
En effet, nos ancêtres ont adopté durant des siècles et jusqu’à une période encore récente (XIXe siècle), une coutume que nous avons oubliée.
Si l’on se réfère à l’excellent livre de Jean-Louis Beaucarnot -Comment vivaient nos ancêtres- on trouve que ceux-ci « pendez leur bébé à un clou, solidement fiché dans le mur, voire mis dans une sorte de boîte, elle aussi scellée audit mur », le bébé étant de plus emmailloté des pieds à la tête, usage très épandu depuis l’antiquité !
  
Je cite aussi le texte de Valérie Ranson-Enguiale : « Aux yeux des mères, l’emmaillotement est garant de chaleur, de protection, et assure une pression rassurante pour le bébé. Il a d’autres fins : ainsi entravé, le bébé est facile à garder pour peu qu’il soit accroché à un clou, comme cela se pratiquait dans certaines régions du Poitou, ou encore suspendu dans un sac au Pays basque. »
Cette coutume avait donc aussi pour raison d’éviter à l’enfant de traîner au sol, de se blesser ou de se faire agresser par les animaux de la basse-cour, et surtout de soulager nos ancêtres d’un rôle de surveillance venant s’ajouter aux tâches journalières déjà suffisamment lourdes.

Ceci a donc eu, selon mon hypothèse quelque peu hardie, des conséquences sur l’hérédité, c’est-à-dire la propension à contempler les adultes de loin et en hauteur, et à rester spectateur plutôt qu’acteur, tendance inverse de celle des enfants d’aujourd’hui.
Mais pour ces derniers, notons que le fait de les avoir décrochés du mur pour les poser au sol n’est pas la seule raison de cette inversion de tendance, n'est-ce pas ?
Autre temps, autres mœurs.

Ci-dessous, en Auvergne, un bébé dans son berceau, emmailloté comme une momie !





12 mai 2011

Faisons une pause (exemple de l’usage contemporain du mot PAUSA)

Si vous lisez ce texte, c’est que vous avez décidé de faire une pause dans votre emploi du temps pour vous intéresser à la généalogie des Pausat, devenus plus tard des Pauzat.
Comme il est expliqué sur le site français (geneapauzat, page 01), l’origine de notre patronyme, issu de la langue occitane, est le surnom donné à nos ancêtres en regard d’un de leurs traits particuliers : faisaient-ils souvent la pause durant les travaux des champs ? étaient-ils calmes et posés ? faisaient-ils attendre leurs concitoyens à un rendez-vous ?
Figurent dans des dictionnaires :
- pausa/pauza : repos (occitan médiéval)
- Faire pauser : [Familier] [Régional] faire attendre (quelqu’un). T’as bientôt fini de me faire pauser? (dictionnaire d’Antidote)
Cette semaine, j’ai parcouru la ville de Gérone en Catalogne, où l’on pouvait visiter la vieille ville, ses patios décorés de fleurs. J’y ai trouvé un panneau, citant : « l’art est une pause, une rencontre entre sensibilités », voir ci-dessous.
Le catalan, langue dérivée de l’occitan, a gardé l’usage de ce mot. L’adjectif correspondant s’écrit :
Pausat (lent, calme, posé)
De même, quand je m’arrête d’utiliser le « tapis de course » de la salle de sport (toujours en Catalogne), où je me rends régulièrement pour garder la forme, l’écran de celui-ci indique le terme : PAUSA.
Ainsi, il est toujours temps de faire une pause … d’où de ce pas, je vais faire ma sieste, comme nos ancêtres ! À bientôt sur ce blog.