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23 décembre 2016

2016, l’année d’une pause


Absorbé par la recherche de nouvelles informations me permettant de connaître davantage la généalogie des PAUSAT, je n’ai pas vu arriver cette fin d’année.

Peut-être, suis-je victime d’une nonchalance méridionale, tel « Le sous-préfet aux champs[1] » tentant de rédiger un discours pour ses administrés et qui y renonce, succombant à la chaleur, au charme de la nature, le parfum des violettes, le chant des fauvettes.. ou encore, ai-je vécu une accélération temporelle, dont sont victimes les personnes d’un certain âge ?

Non, pour ma défense, je plaiderai avoir fait simplement une PAUSE. Ceci n’est pas étrange pour nous autres ayant pour patronyme ce participe du verbe occitan, je me suis donc « PAUSAT », c’est-à-dire reposé.

Cependant, ceux qui ont consulté le site[2] ont pu constater qu’une mise à jour importante avait été réalisée, précisant les communes où furent cités les premiers individus recensés dans les registres paroissiaux (avant 1680). Ainsi, on peut constater que chaque berceau contient un à plusieurs groupes de ces communes. Ces groupes ont été baptisés « foyer » et constituent donc les racines des arbres généalogiques des PAUZAT contemporains.

Exemple : le berceau Guyenne regroupe quatre foyers proches des villes d’Angoulême, Bergerac, Bordeaux et Périgueux. À titre d’exemple, le foyer « Bergerac » regroupe les communes de Bouniagues, Lliorac-sur-Louyre, Ribagnac et St-Cernin-de-Labarde.

Le dépouillement des actes de ces communes nous permettra de remonter le temps jusqu’à nos jours et à trouver, grâce à votre participation, le lien avec les contemporains.

En attendant de cueillir le fruit de ces recherches, j’ai le plaisir de vous souhaiter, ainsi qu’à vos proches, mes meilleurs vœux pour 2017 et de passer de très bonnes fêtes de fin d’année.



[1] court récit des Lettes de mon moulin d’Alphonse DAUDET
[2] site : https://sites.google.com/site/geneapauzat/

10 mars 2015

Nos ancêtres émigrèrent-ils en Catalogne?

Les mouvements de population durant le Moyen-âge font l’objet de recherches qui nous permettent aujourd’hui de lever le voile sur le fait, a priori sous-estimé, que nos ancêtres se déplaçaient fréquemment et parfois fort loin.
Ceci peut sembler surprenant si l’on compare leur peu de moyens de locomotion par rapport aux nôtres, mais pour eux marcher n’était pas une recommandation de leur médecin pour éviter de prendre du poids et rester en forme physique, mais était simplement leur mode de vie.
Ainsi, la lieue terrestre était l’unité de longueur correspondant à la distance parcourue par une personne pendant une heure. Selon les régions, celle-ci était de l’ordre de 3 à 4 km… et s’ils n’avaient pas de bottes de sept lieues, il était normal qu’ils fassent des trajets de 30 à 40 km par jour, les plus riches faisant porter leurs bagages sur un âne ou un mulet, ou encore se déplaçant à cheval.

Donc, les distances n’étant pas un obstacle rédhibitoire, les mouvements de population obéissent seulement à des considérations économiques, tels que la marchandisation de certains produits (tissus, épices, etc.), à la recherche d’un travail (forestier, pasteur, etc.) ou à un besoin sécuritaire, pour se soustraire à la famine, la guerre ou aux persécutions.
La période de l’Ancien régime réunissant, au cours de son histoire, l’ensemble de ces facteurs, il n’est donc pas étonnant d’y trouver les causes de nombreuses émigrations. Parmi celles-ci, certaines se firent vers le sud, en particulier vers l’Espagne.

Nous avons déjà évoqué dans ce blog, des PAUSAT allant à Cadix pour y exercer le métier de courtier et de négociant, dont le béarnais Jean-Baptiste PAUSAT et son oncle Bernard. Mais, tous ne s’illustrèrent pas avec autant de succès, certains restèrent anonymes et la seule empreinte qu’ils auraient pu laisser dans l’histoire est celle de leur patronyme transmis à leurs descendants.

Serait-ce le cas des PAUSA vivant en Catalogne, au sud de la Cerdagne ?

L’émigration française en Espagne durant l’Ancien régime : quelques repères

1- Le travail universitaire d’un étudiant de Valence sur l’émigration gasconne nous indique que : « dans un document de 1617, écrit par un voyageur français, il est dit que plus de 15.000 Français vivent dans la ville de Valence. Étant donné que la population de la ville et de ses alentours était de 56.000 habitants; les "Français" composaient, plus de 25% de la population totale ».

2- En consultant un ouvrage récent d’un universitaire catalan[1], nous apprenons (à partir des contrats de mariage des archives notariales) qu’à Castelló d’Empuries (situé à 50 km au sud de Perpignan, anciennement le fief du comté du même nom), entre :
- 1555 et 1558, il y avait 102 Français (10,8 % de la population),
- 1585-1588, ce chiffre descend à 22 (3,5% de la population), sans doute, suite aux « représailles générales contre les Français », ces derniers étant accusés souvent à tort des méfaits commis dans la région, c’étaient les boucs émissaires de l’époque.

Il faut noter que la majorité étant protestante, ils avaient fui la France pour se soustraire aux dictats qui leur imposaient d’abjurer leur foi, mais se retrouvaient dans un pays sous la domination absolue de l’Église catholique. Ainsi, ils furent de nouveau pourchassés, cette fois-ci par la Sainte Inquisition.

Pour la Catalogne, entre 1560 et 1700, le Tribunal de Barcelone va arrêter 3.047 personnes, dont la moitié fut accusée de pratiques hérétiques, surtout de luthéranisme et de calvinisme.
Ces Français venant de la moitié sud de la France, donc de l’Occitanie étaient originaires :
- 21,2 % des Pyrénées et pré-Pyrénées (Pamiers, Tarbes, …)
- 32,9 % du Languedoc et de la vallée de la Garonne (Agen, Albi, Montauban, Toulouse, ..)
- 43,5 % des « Terres hautes » et des « Massifs » (Rodez, Saint-Flour, ..)
- 2,3 % de Bourgogne
Leurs métiers étaient très divers : chapelier, bourrelier, chirurgien, maréchal-ferrant, menuisier, paysan, berger, muletier, maraîcher, tailleur, valet de juments, tisserand, potier, journalier, sabotier, chaudronnier, etc.

Ces émigrants français étaient appelés GAVATX, ce mot apparait la première fois en 1603, date qui coïncide avec le pic de l’émigration. Dans la Principauté de Catalogne, ce mot désignait les personnes venues de la France Occitane.

3- Une autre étude[2] consacrée au Baix Llobregat[3] donne des chiffres voisins pour la période 1565-1699 :
Pour 6253 mariages, 725 l’étaient avec un conjoint français, soit une moyenne de 10,7% (avec un pic entre 1564 et 1569 : 23,1%, 25% à Barcelone).

L’émigration des PAUSAT en Catalogne : a-t-elle existé ?
Dans l’arrière-pays de la Costa Brava, ignoré des touristes, se situe entre la mer et les contreforts des Pyrénées un sommet nommé Mare de Deu del Mont culminant à plus de 1123 m et qui domine toute la plaine s’étendant jusqu’à la mer.
À ses pieds, quelques villages, hors du temps, se répartissent ce territoire et parmi eux, Llers, Banyoles et Sant Martí de Sesserres.

Pour les deux premiers villages, une recherche sur le site des mormons donne, depuis l’an 1600 à nos jours, le chiffre de 1882 résultats pour le nom PAUSA.

acte de mariage de Marianna Pausa à Banyoles en 1696

Pour le dernier, celui de Sant Martí de Sesserres, c’est le mariage d’un catalan ayant émigré en France en Cerdagne qui nous apprend qu’il est né dans ce village en 1850 et que sa mère s’appelle PAUSA.
Les recherches à la mairie de la commune dont ce village dépend et aux archives ecclésiastiques de Girona n’ont malheureusement rien donné, la majorité des documents de Sant Martí de Sesserres ayant été détruits durant la guerre civile.


Pour quelle raison ce dernier ayant quitté le mas de ses parents, chercha du travail en Catalogne nord à Prats de Mollo, en Roussillon[4] ? Pour le moment je l’ignore, mais son acte de mariage du 26 janvier 1875 nous indique qu’il a 25 ans, qu’il est domestique et qu’il se marie à une Française nommée Marie Anne Thérèse NOU, journalière, âgée de 39 ans et née dans cette commune.

Acte de mariage du fils de Marie PAUZA

On peut cependant se demander si, à l’origine, celui-ci n’est pas originaire d’un berceau situé en Occitanie, suite à la migration d’un français surnommé PAUSAT, cherchant en Catalogne des cieux plus propices..

A contrario, on peut aussi envisager qu’il s’agit d’un berceau sans lien avec les autres, car si la Catalogne n’a jamais fait partie de l’Occitanie, elle partage avec elle la même langue ou presque[5], puisque le catalan est dérivé de l’occitan provençal (exemple : le mot mas signifiant une ferme isolée en Provence a le même sens en Catalogne).
De ce fait, en reprenant les mêmes hypothèses développées dans ce blog pour les PAUSAT d’Occitanie, on peut supposer que certains Catalans se virent affublés de ce surnom. Il y aurait donc dans cette partie du nord-est de la péninsule ibérique un autre berceau PAUSAT « cousin » de ceux situés en Occitanie.


Remarque : Notons, cependant, une particularité qui le différencie des surnoms occitans, c’est que celui-ci n’est pas au participe passé, c’est-à-dire se terminant par le suffixe AT, mais comme un nom commun s’écrivant PAUSA (plus tard, PAUZA).
En dehors du fait qu’il peut s’agir d’une erreur d’écriture lors de la rédaction des actes, cette particularité poserait la question du sens exact que l’on a bien voulu donner à ce surnom et si celui-ci a une origine qui diffère de celui qui a prévalu en Occitanie. Notons aussi que le mot PAUSA (d’origine latine) existe aussi en castillan, mais qu’à ce jour il n’a généré aucun surnom dans ce qui fut autrefois la Castille.

[1] réf. : immigració francesa i repressió a la catalunya del segle xvi: alguns exemples del comtat d’Empúries de Josep Colls i Comas
[2] la immigració occitana a catalunya: el cas del baix llobregat (segles xvi i xvii) de f. Xabier Gual i Remírez, Valentí Gual i Vilà, Carles Millàs i Castellví
[3] région englobant Barcelone
[4] Avant que la Catalogne perde son indépendance, il y a 300 ans, lors de la guerre de la succession des Bourbons, celle-ci s’étendait jusqu’au nord de la Cerdagne. Mais au 19ème siècle, la langue catalane est le lien de communication naturel entre cette partie de la France et son territoire d’origine.
[5] Jusqu'au Moyen Âge, le catalan et l'occitan (en France) ne faisaient qu'une seule et même langue: ce sont des destins politiques différents et deux rattachement à des blocs dominants opposés qui les ont fait évoluer chacun de leur côté. Après de longs débats, les intellectuels catalans ont fini par proclamer solennellement en 1934 que le catalan était distinct de l'occitan, le premier faisant partie du groupe ibéro-roman; le second, du groupe gallo-roman.

12 mars 2014

Premier regard sur les PAUZAT du Périgord

La mise en ligne sur le Net des Archives départementales de la Dordogne nous permet de découvrir aujourd’hui les PAUZAT ayant vécu au Périgord.

Auparavant, la majorité des individus recensés dans ce département se situait à son Nord-Est et ces derniers étaient tous supposés être liés au berceau limousin, par exemple, ceux de la commune de Jumilhac-le-Grand, au sud de Limoges.
Cependant, quelques-uns, situés plus à l’Ouest, sont restés à la postérité grâce à des documents témoignant de leur enracinement dans cette région. Citons :
- Aimare POUSAT (n°3331) qui a vécu près d'Angoulême, où il a légué en 1060 ses propriétés de la terre de Moulède à Saint-Pierre d'Angoulême (duché d'Aquitaine).
- Arnaut PAUZAT (n°1369) sans doute propriétaire terrien, cité sur un inventaire de la châtellenie[1] de Bourdeille[2] : Le 10 avril 1398, "il fait hommage au comte de Périgord pour ce qu'il possède en la juridiction de Bourdelle"

Des recherches récentes entreprises sous l’initiative et la participation active de Paul PAUZAT (Yonne), ont permis de trouver ses ascendants à DOUCHAPT, commune située au sud du Pays de Montagrier, à proximité de la rive gauche de la Dronne, sur l’axe Angoulême-Périgueux.
vues et localisation de la commune de Douchapt
Son ancêtre le plus ancien connu à ce jour est Catherine PAUZAT (n°3569) qui se marie le 23-02-1668 à Douchapt avec Jean MATHIEU, avec qui elle a eu 3 enfants. Son nom s’écrit en ZAT. Par contre, Jean PAUSAC (n°3596) né le 17-07-1699 s’écrit avec SAC, comme de nombreux individus qui suivront au fil des actes. Nous trouverons aussi les écritures PAUSSAC et PAUZAC.

Hormis les différences d’orthographes habituelles, inhérentes au contexte de la rédaction des actes à cette époque, un phénomène nouveau apparait, à savoir celui de l’apparition du suffixe AC, que l’on retrouve d’ailleurs dans les noms des communes (par exemple : Bergerac, Bussac, Ribagnac, Segonzac etc.).

Le cas le plus singulier concernant cette particularité est celui du village de PAUSSAC (aujourd’hui rattaché à celui de Saint-Vivien), situé au nord de Douchapt, de l’autre côté de la Dronne, sans savoir si ce village est à l’origine du nom des individus précités.
carte du pays de Montagrier, pigeonnier rond à Paussac et Moulin de la Pause sur les rives de la Dronne 
Son appellation, datant de 1365, tirerait son nom de Paussacum, qui marque l'emplacement ancien d'une villa gallo-romaine. En effet, il est dit :
« Au départ, le suffixe gaulois -acum est principalement utilisé dans les appellations toponymiques ou hydronymiques. Il sert plus tardivement et plus généralement à former des noms de domaine basés sur le nom de leur propriétaire ».
Plus tard, dans certaines régions occitanes, la terminaison acum se transforme en AC, telles que dans le Sud-Ouest, le Massif Central, mais aussi la Charente et la Vendée et aussi en Bretagne. On y trouvera donc de nombreux PAUSAC et ses variantes, mais surtout dans les régions du Sud-Ouest.
Parfois, ce suffixe est transformé en AT, comme en Limousin, Auvergne et au Centre-Est où AC se prononçait A. Ce qui donne une répartition géographique de ces deux suffixes, comme le montrent les deux cartes ci-dessous :
carthographie des toponymes se terminant par les suffixes AC et AT
C’est ainsi que s’explique la généralisation des patronymes en AC dans ces régions où PAUSAC viendra se mêler à celui de PAUSAT, parfois au sein d’une même famille, alors que ce dernier était considéré jusqu’à présent comme le référentiel. Mais qu’en est-il vraiment ?

De même, en toponymie, il existe des noms de lieu comme celui du Moulin de la PAUSE sur la rive gauche de La Dronne, ayant a priori les mêmes racines linguistiques que celle de notre patronyme. Une fois de plus, on peut s’interroger sur le lien existant entre l’appellation d’un toponyme et celui de notre patronyme.
Pour de nombreux individus, par exemple ceux s’appelant DUPONT, la réponse est facile, car évidente : celui qui habitait près d’un pont s’est vu surnommé ainsi du fait de cette contingence et non l’inverse. Mais dans notre cas ?

Finalement, cette première exploration sérieuse de la région du Périgord, nous fait connaître un autre lignage, celle des PAUSAC, PAUSSAC ou PAUZAC dont le lien avec le nôtre est évident, sans que l’on sache encore lequel en est l’ancêtre. Peut-être sont-ils tout simplement frères. À suivre.


[1] Seigneurie et juridiction d’un seigneur châtelain et par extension, territoire soumis à cette juridiction
[2] Située sur la Dronne, à 20 km au nord-ouest de Périgueux et à 7 km au sud-ouest de Brantôme, Bourdeilles était la première des quatre baronnies du Périgord.

2 octobre 2013

Regard sur les lieux-dits Pauzat en Auvergne

Quelques jours de vacances en Auvergne m’ont donné l’occasion d’aller voir in situ les deux lieux-dits portant le nom de notre patronyme. Il s’agit de ceux localisés dans les communes d’Escoutoux et de Vieillevie.

Nous avions déjà abordé ce sujet dans l’article de mars 2012, sans pouvoir conclure sur l’origine de cette dénomination : celle-ci est-elle consécutive à la création des surnoms de nos ancêtres, notre patronyme actuel (vers les 11/12ème siècles) ou antérieure à celui-ci.

Dans la première hypothèse, on peut supposer que le lieu a pris le nom de la « famille »[1] habitant cet endroit : c’est fort probablement le cas de celui d’Issor en vallée de Barétous, cette localité étant le cœur du berceau béarnais des Pauzat.

La seconde hypothèse privilégie l’existence du toponyme Pauzat avant celle de notre patronyme. Ceci implique donc, a priori, que ce dernier est apparu pour identifier une caractéristique géographique d’un lieu ou de celle de l’usage qui en était fait, dans notre cas celui, fort probablement, d’estive et de lieu de repos pour les bêtes[2].

C’est ainsi que dans le sud du Cantal, au-dessus de la vallée du Lot et sur les hauteurs de la petite commune de Vieillevie existe une grange dénommée Le Pauzat.
Actuellement, ce lieu héberge à proximité, entre autres, une bergerie d’une trentaine de chèvres qui pâturent tout au long de l’année dans les sous-bois de chênes et de châtaigniers et dont le lait sert à l’élaboration d’un fromage bio dénommé « Le Pauzat des chèvres ».



Un second cas identique existe au sud de Thiers (Puy-de-Dôme, capitale française de la fabrication du couteau), dans la commune d’Escoutoux.
À cet endroit (actuellement occupé par quelques habitations), on peut identifier encore les traces potentielles d’un usage dédié à l’estive d’animaux.

Pour compléter l’article précité évoquant l’exécution en 1794 du curé Benoît Calmard domicilié à Pauzat, notons que : « La répression des menées contre-révolutionnaires commence très tôt à Thiers, dès la fin juin 1791 (après la fuite du roi stoppée à Varennes). Elle s'amplifie en février 1793 avec des visites domiciliaires contre les prêtres réfractaires et dans les familles d'émigrés ».

Enfin, j’ai visité la commune de Plauzat, située à quelques km au sud de Clermont-Ferrand, pour savoir si l’origine de son nom était liée à celui de notre patronyme. La réponse n’est pas connue, sans doute que la présence d’un L après la lettre P n’est pas accidentelle, il s’agirait à l’origine d’une villa gallo-romaine du nom de Plausius ou Plosius.

Pour conclure, je tiens à préciser que j’ai été fort aimablement reçu par les mairies concernées et j’en remercie les personnels et les maires, et plus particulièrement celui de Vieillevie qui n’a pas hésité à me servir de guide pour accéder à la grange PAUZAT.

[1] L’appellation exacte était à l’origine celle de « feu ». Le dénombrement d’une population se faisait en comptant le nombre de feux, c’est-à-dire le nombre d’habitations possédant une cheminée autour de laquelle s’organisait la vie de son propriétaire, de sa famille et de ceux qui travaillaient pour eux.
[2] Notons que le terme occitan PAUSADOU que l’on retrouve aussi dans la région de Marseille, signifie lieu de montagne où l’on fait se reposer les troupeaux transhumants.

21 décembre 2012

Chronique des Pausat de l'Entre-deux-Mers (suite 2/2)

Je n’aurais jamais pensé en rédigeant l’article précédent (un Pauzat mort en 1753, au large d’Esnandes lors du naufrage de son bateau) qu’il pourrait exister un second épilogue dont le bilan serait encore plus dramatique que le premier.
En fait, en dépouillant des relevés de généalogie sur internet, j’ai appris, grâce aux informations citées par M. Bernard et Mme Ginette Lamarzelle que, non pas un seul, mais deux Pauzat périrent lors de ce naufrage !

En examinant de nouveau les archives départementales de la Charente-Maritime en page 178/374 de la commune, nous trouvons en effet :
- Le premier acte de décès qui nous avait appris que l’un des enfants de Guillaume Pauzat était décédé lors du naufrage précité et enterré à Esnandes le 5 avril 1753. Le prénom orthographié Bideau en marge gauche, rectifié dans l’acte, est semble-t-il Vidal (ou Vital)[1]. Ce garçon, maintenant identifié avec exactitude, né en 1738, avait donc 15 ans au moment du naufrage. Son père s’était rendu sur place pour son enterrement, mais n’avait pas signé, ne sachant pas le faire.
- Le second acte rédigé juste après et que je n’avais pas remarqué indique qu’un autre enfant de Guillaume Pauzat, prénommé Jean, « mort à la mer par naufrage » a été enterré à Esnandes le 25 avril (en l’absence du père).
Le délai qui sépare les deux enterrements signifie sans doute que son corps n’a pas été retrouvé immédiatement.
 Guillaume Pausat a eu trois enfants prénommés Jean.
- le premier, né en 1727 (n°2077) est mort à l’âge de 5 mois.
- le second, né en 1735 (n°1427), serait a priori, celui qui est décédé au cours de ce naufrage avec son frère Vital. Il avait donc 18 ans.
- le troisième, né fin 1740 (n°634), charpentier de vaisseau à Vayres, puis agriculteur à 59 ans en 1798, décédera en 1816, à l'âge de 75 ans, au village de St Pardon de la commune de Vayres.
Voici donc la triste réalité qui a frappé cette famille, deux enfants de 15 et 18 ans morts ensemble au cours de ce naufrage.
Il serait intéressant de connaître à quel titre - membre de l’équipage (mousse , matelot), passager - ils étaient à bord et quelle était l’affectation de ce bateau (pêche, transport de marchandises ou autres activités). Seule la possibilité de consulter les registres concernant les naufrages de navires dans cette région pourrait nous fournir éventuellement cette information, si elle existe.

Remarquons aussi, une fois de plus, la disparité de l’écriture de notre patronyme, Posat, Pausat, Pauzat sur deux actes successifs, à trois semaines d’intervalle.

Quant à l’église Saint-Martin d’Esnandes, elle conserve encore aujourd’hui sous sa voûte des ex-voto[2] faisant référence à ces naufrages. L’un d’entre eux est un tableau réalisé en 1785 qui relate une scène où l’on aperçoit un bateau drossé sur une digue enrochée. Cette scène pourrait ressembler à celle vécue par les deux frères Vital et Jean Pauzat.




[1] L'un des noms de personne les plus répandus en Catalogne et en Languedoc. Le nom vient du latin vitalis = lié à la vie. De nombreux martyrs ont porté ce nom, mais le succès de ce nom et prénom se justifie surtout par son lien étymologique avec la vie, la naissance, et sans doute le baptême.
[2] Tableau, objet, plaque gravée que l’on suspend dans une église, un endroit vénéré en remerciement d’une grâce obtenue, d’un vœu exaucé. 

18 novembre 2012

Chronique des Pausat de l'Entre-deux-Mers (suite 1/2)

Quoique non prévue, le hasard de la découverte récente d’un Pausat mort en 1753 à Esnandes[1], suite au naufrage de son bateau, nous donne l’occasion d’écrire une suite à l’article précédent concernant les Pausat de l’Entre-deux-Mers.
Esnandes : situation géographique et vue de son église et du cimetière
Il s’agit de « Bideau Pausat », tel que son nom est cité dans l’acte de décès, mais écrit « Bideau Posat » en marge gauche de ce dernier (voir ci-dessous).
acte de décès de Bideau Pausat,  le 5 avril 1753 à Esnandes
Son origine serait difficile à identifier sans l’information des noms de ses parents, qui heureusement, apparaissent dans l’acte : il s’agit de Guillaume Pausat (n°617) et de sa femme Laurence de la Tomberie (n°618). Ceci permet de savoir, qu'en fait, il est originaire du berceau de Guyenne et qu’il est l’un des 10 enfants de ce couple. Son père est cité dans l’article précédent comme étant né en 1704, exerçant le métier de maître de bateau et habitant Vayres.
L’acte indique que Bideau est décédé suite à un naufrage, le 5 avril 1953. On peut envisager que son bateau a sans doute dû se fracasser sur les falaises situées au nord d’Esnandes.

vue du port d'Esnandes et des falaises
Les naufrages à cet endroit étaient assez fréquents et parmi ceux-ci, nous pouvons relever celui d’un personnage devenu mythique, l’irlandais Patrice Walton, qui lui a survécu, et dont la légende dit qu’il a inventé le « bouchot » (support d’élevage des moules, consistant en des pieux en chêne ou châtaignier enfoncés dans les sédiments et le sable et disposés en alignements sur des zones qui se découvrent à marée basse), citons :
« En 1235, une barque irlandaise, chargée de bêtes à laine, vint, à la suite d’une tempête, se briser sur les rochers à demi-lieue d’Esnandes, et les marins de ce port, accourus au secours des naufragés, ne purent sauver que le patron. Celui-ci, nommé Walton, ne tarda pas à payer largement ce service. Il croisa quelques moutons échappés au naufrage avec des bêtes du pays, et créa ainsi une belle race, très estimée encore aujourd’hui sous le nom de moutons du Marais.
Puis, en cherchant à se nourrir en attrapant des oiseaux de mer au moyen de piquets et de filets, Il aurait constaté que les moules se fixaient et grossissaient rapidement sur ses piquets ».

En revenant sur le contenu de l’acte de décès de Bideau, son examen nous amène à faire quelques constatations :
- Tout d’abord, la présence du père à l’inhumation de son fils implique qu'il a été prévenu à temps du décès de ce dernier et qu’il a pu s'y rendre au plus tôt. À l’époque, les moyens de communication étant limités, on peut s’interroger comment il a pu faire ce déplacement aussi rapidement entre Vayres et Esnandes, distants d’environ 180 km.
- Le métier de marin des Pausat de l’Entre-deux-Mers s’était limité, selon les informations recueillies à ce jour, à naviguer sur la Dordogne et sans doute dans l’estuaire de la Gironde. Maintenant, nous savons que certains Pausat s’engagèrent aussi sur des navires navigant en mer, soit pour la pêche, soit pour le transport de marchandises.
- Une fois de plus, nous constatons combien la conformité de l’écriture de notre patronyme est sujette à caution. Sur cet acte trouvé à partir d’une recherche d’un Pouzat, nous constatons deux écritures différentes, d’une part l’écriture « Posat », d’autre part celle de « Pausat ». C’est cette dernière qui est la bonne, confirmée par l’énoncé des noms des parents.
- Enfin, le prénom indiqué, Bideau, ne correspond certainement pas à celui de son baptême. Il s’agit sans doute d’un sobriquet ou du nom de sa femme, les familles portant ce patronyme étant relativement nombreuses en Bretagne, Allier et Loire Atlantique.
Par contre, des 6 garçons connus, fils de Guillaume, nés entre 1727 et 1746, nous ne pouvons retenir que ceux nés avant 1735 (âgé de 18 ans minimum en 1753). Suivant ce critère[2], il ne reste que Jean (n°2077) né en 1727, et Jean (n°1427) né en 1735. Le premier étant décédé à l’âge de 5 mois, il ne resterait que le second. Le prénom du naufragé serait donc Jean.

En guise de conclusion, tout en restant dans le cadre des naufrages survenus dans cette région, terminons par une anecdote véridique et savoureuse sur le sort fait par la population locale aux chargements des navires naufragés. Citons :
« Au cours d’un autre naufrage d’un navire drossé à la côte en sortant de la Gironde, la cargaison de vin de Bordeaux est consommée sur place par l’ensemble de la population, tant le transport des tonneaux vers le village à travers les dunes s’était révélé impossible.
Pourtant l’interdiction de piller les navires en perdition est bien connue et les sanctions sévères : pour les détournements et recels de marchandises pillées, la restitution au quadruple de leur valeur, l’emprisonnement ou la condamnation aux galères et le bannissement ».



[1] Esnandes est une commune de la Charente-Maritime située à environ une douzaine de km au nord de La Rochelle, en bord de mer. Solidement planté sur la falaise du littoral charentais, ce petit port domine l’entrée de la baie de l’Aiguillon.
[2] Il y aurait aussi la possibilité qu’il s’agisse du fils Vital (n°622), né en 1738, qui aurait eu alors 15 ans au moment du naufrage.

15 octobre 2012

Chronique des Pausat de l'Entre-deux-Mers

Il y a quelque temps, nous avions évoqué des Pausat/Pauzat habitant les villages de Vayres et Arveyres, formant ainsi le noyau du « berceau de Guyenne »[1].
Leur localisation est si délimitée que l’on pourrait imaginer, à l’instar de la bande dessinée d’Astérix, un village d’irréductibles Gascons, mais la comparaison ne se justifie pas dans la période qui nous intéresse, car ils n’eurent pas de Romains à affronter[2], sinon les vicissitudes inhérentes à leur époque, après une occupation anglaise qui prit fin en 1453 .


Ce berceau est situé au nord de L’Entre-deux-Mers, région naturelle de l’Aquitaine, sur la rive gauche de la Dordogne, juste en amont de la jonction de celle-ci avec la Garonne, avant qu’elle forme avec elle l’estuaire de la Gironde. 
Le nom Entre-deux-Mers provient des effets du phénomène de mascaret[3], pendant lequel la mer remonte les cours de ces fleuves sur plusieurs kilomètres.

Abordons maintenant les étapes de leur évolution sociale dans cette région.
1- Nous ne serons jamais si les premiers Pausat qui y vécurent étaient originaires de celle-ci ou, comme l’hypothèse en a été faite dans l’article précité, s’ils émigrèrent du « berceau limousin » en continuant de garder des liens commerciaux avec ce dernier, pour pratiquer le transport par voie fluviale de produits locaux, essentiellement le bois.
On constate donc que les premiers Pausat cités dans les registres paroissiaux de Vayres et Arveyres furent, à la quasi-majorité, des bateliers. Nous trouvons par exemple :
- Harnaud Pausat n°1147, né vers 1620, batelier au pont bourg à Vayres
- Jean Pausat n°611, né en 1664, matelot, batelier du St Pardon, puis maître de bateau, habitant la paroisse de Vayres
- Philippe Pausat n°613, né en 1672, matelot, habitant la paroisse de Vayres
- Guillaume Pausat n°617, né en 1704, maître de bateau, habite Vayres
- Jean Pausat n°704, né en 1706, batelier à Arveyres, syndic des gens de mer
Remarque : Jean Pausat n°2029, né vers 1675 est le premier « travailleur de terre » recensé.

À l’endroit où vivaient ces derniers, le fleuve est large, avec un courant violent, les flots sont troubles et charrient le limon arraché en amont. De ce fait, il n’est pas rare de trouver dans les registres des décès de ces deux villages des morts par noyade.
Citons :
- Jacques Pausat n°705 qui décède à l'âge de 25 ans, noyé dans La "zini" de la Dordogne le 23 juillet 1609
- Philippe Pausat n°706 qui décède à l'âge de 10 ans en se noyant devant le port de la Rogue, le 22 juillet 1724
- Michel Pausat n°694 décédé par noyade le 19 août 1740, à l’âge de 19 ans environ 



Ces exemples indiquent qu’il ne s’agit pas a priori de noyades directement liées au métier de batelier, quoique ceci ait certainement pu arriver aussi, mais d’accidents survenus en été concernant plus particulièrement des jeunes.

2- Après avoir quitté le dur métier de batelier, les Pausat s’orientèrent naturellement vers celui de charpentier de navires, corporation avec laquelle ils avaient des contacts professionnels réguliers. Sans doute aussi parce que leur travail était moins périlleux et plus rémunérateur. L’intégration dans ce nouveau milieu se fit aussi par les femmes qui épousèrent des charpentiers.
Nous trouvons :
- Anne Pausat n°564, mariée à Vayres en 1748 avec un charpentier de bateau qui est aussi passeur à St-Pardon.
- Michelle Pausat n°616, se marie à Vayres avec un charpentier « haute futaie » en 1750.
- Anne Pausat n°599, fille du batelier Guillaume Pausat n°597 qui a un frère Jean, charpentier à Vayres, cité dans son acte de mariage en 1751.
- Jean Pauzat n°634 (frère de Anne ?) est charpentier de vaisseau lors de son mariage à Vayres vers 1760.
- François Pauzat n°588, d’abord marin, puis charpentier de bateau à Arveyres au lieu La Roque en 1774.

3- Nous constatons que plus tard, l’immersion de ce berceau au cœur de la région vinicole de l’Entre-deux-Mers allait, bien sûr, créer des liens avec le milieu vigneron. Ainsi, quelques filles épousèrent des tonneliers, tandis que quelques garçons, ne s’orientant pas vers le métier de charpentier, choisirent ce nouveau métier.
Nous trouvons :
- Anne Pausat n°1149 « qui vit au milieu de vignerons », se marie à Vayres avec un tonnelier en 1703.
- Marie Pausat n°643 mariée à Vayres avec un tonnelier vers 1760.
- Marguerite Pauzat n°570 mariée à Arveyres avec un tonnelier en 1799.
- Michel Pauzat n°676, tonnelier à Bassens vers 1805.
- Pierre Pauzat n°576, jeune agriculteur à Arveyres, qui devient tonnelier vers 1830.
- Cécile Pauzat n°664 mariée à Bassens avec un tonnelier en 1833.
- Pierre Pauzat n°584, fils du précédent, tonnelier et propriétaire en 1859.
- Jean Eugène Pauzat n°670, tonnelier à Bassensvers 1860.
- Anne Pauzat n°810, mariée à Libourne avec un tonnelier en 1874.
- Justin Pauzat n°2034, journalier devient tonnelier en 1882.
- Jeanne marie Pauzat n°2278, mariée à Rampieux (Dordogne) en 1886 avec un tonnelier.


L’intégration progressive des Pausat dans le tissu économique de cette région est donc un processus naturel qui leur a permis, depuis le métier de batelier, d’accéder à celui de charpentier de navires, puis de tonnelier et enfin (ou en parallèle) de « travailleur de la terre ».

Pour mettre en perspective ce qui vient d’être décrit, rappelons que cette région si accueillante ne fut pas exempte d’évènements dramatiques. Pour la période de la seconde moitié du 18e siècle, nous trouvons : 
- En 1759, après celui de 1757 eut lieu un tremblement de terre, citons : « Dans la nuit du 10 au 11 août 1759, vers 22 h. 15, la terre avait tremblé; pas un simple frémissement, mais une véritable secousse qui fit, un peu partout de nombreux dégâts. La voûte de l' Église Notre Dame de Bordeaux s'effondra.
Mais les zones les plus touchées étaient situées dans la région libournaise, tout spécialement à VAYRES, dont le Château fut très ébranlé et plusieurs maisons détruites »
- En 1770 (année de " l'Aygat dous Raméous " : l'inondation ou la crue des Rameaux), eut lieu une inondation record, encore inégalée de nos jours, due à une conjonction de circonstances : un hiver et un printemps particulièrement pluvieux, des fontes de neige exceptionnelles, un redoux dans les Pyrénées, accompagné d'un redoublement des pluies sur toute l'Aquitaine, un vent violent venu du nord-ouest qui vint appuyer les effets de la marée remontante dans l'estuaire, freinant et refoulant les eaux du fleuve déchaîné. Citons : « Ce fut le début d'une épouvantable catastrophe. Les pauvres gens, chassés de leurs greniers durent chercher refuge sur leurs toits que le courant commençait à dégarnir de leurs tuiles. Tout cela, dans une obscurité totale, dans les bourrasques de pluie et de vent. »
- Après la famine terrible de 1709 sur tout le territoire, éclata en 1773 les émeutes frumentaires[4] (guerre des farines), citons :
« Une émeute éclata à Bordeaux le 8 mai 1773, ce fut le signal de la révolte. Le 9, on pilla des magasins et des maisons à Langoiran, Lestiac et Paillet. Une embuscade navale tendue sur la Garonne conduisit à l'arraisonnement et au pillage de deux bateaux de blé. Deux autres bateaux chargés de 500 fûts de farine, venus du " haut pays " et à destination des Antilles, subirent le même sort. »
Nous conclurons que les Pausat des villages de Vayres et Arveyres représentent, avec ceux du berceau Béarn (villages d’Arette et d’Issor), les deux seuls cas recensés dans notre généalogie, d’une communauté ayant vécu dans un territoire géographiquement restreint. Celui décrit ici est situé au nord de la région de l’Entre-deux-Mers, il abrita probablement un petit groupe de marins vivant en autarcie près des rives de la Dordogne et qui s’intégra progressivement dans le tissu social et économique de la région Libournaise. 

Notons que les Pausat/Pauzat les plus proches de nous, originaires de ce berceau et qui ont pu être identifiés comme tels[5], sont :
- Léon François Pauzat n°592, né vers 1834, fils de Pierre François Pauzat n°584 (tonnelier et propriétaire) et de Marguerite Jaffard n°589, il décède à l’âge de 25 ans en 1859 à Arveyres.
- François Pauzat n°590, frère du précédent, né en 1833
- Catherine Pauzat n°569, née en 1800, mariée à André Rouchon en 1822 à Arveyres
- Pierre Pausat n°636, né à Vayres en 1765, marié à Marie Faux en 1798 et décédé à Vayres en 1844. Ses parents sont Jean Pausat n°634, charpentier de bateau et Élisabeth Liet
- André Pausat n°390, frère du précédent, né en 1774, marié à Magdeleine Coq. Ils eurent aussi deux sœurs dénommées Marie, la première mariée à un marchand Jean Laforet en 1788, la seconde mariée à un agriculteur Pierre Castaing en 1804.

À ce jour, leurs descendances ne sont pas encore connues et aucun lien n’a pu être établi avec des contemporains. 

[1] Voir l’article du 18 octobre 2010 : Les bateliers de la Dordogne
[2] Les Romains, arrivés vers l’an 50 av. J.-C., ont créé un nœud de passage routier, sur la voie menant de Bordeaux à Lyon. Un Gallo-Romain a créé un grand domaine rural autour duquel un village de pêcheurs, de potiers et de tisserands s’installe. Le village de Vayres, au confluent de la Dordogne et du Gestas, prend le nom de VARATEDO, "Grand Passage". C’est à cette époque qu’y sont probablement plantées les premières vignes.
[3] Le Mascaret est une vague qui se crée sur les fleuves dont l'embouchure large se rétrécit en entonnoir, résultant du flot de la mer et du courant descendant du fleuve. Cette vague remonte donc la rivière à contre-courant à une vitesse de 10 à 20 km/h et peut atteindre 1,5 à 2 m de hauteur.
[4] Elle fait suite à une hausse des prix des grains et consécutivement du pain du fait de la suppression de la police des grains royal et des mauvaises récoltes des étés 1773 - 1774
[5] Voir les arbres correspondants, consultables sur les 2 sites dédiés.

7 septembre 2012

Un premier regard sur les Pausat de Provence.

Existe-t-il un berceau Provence où des Pausat/Pauzat firent souche et vécurent durant de nombreuses générations ?

À ce jour, les informations sont limitées, mais la mise sur internet des archives départementales de cette région va nous permettre de répondre, en partie, à cette question.
Rappelons qu’il exista en Provence des terres dénommées Pauzat, l’inventaire des possédants bien à Château Gombert en 1595 en étant un exemple[1]. Au même titre que les autres régions d’Occitanie, nous devrions donc trouver des traces de ceux qui eurent comme surnom celui de notre patronyme.

Le cœur de notre supposé berceau Provence qui semble situé à Salon-de-Provence a aussi accueilli des individus venant d’autres régions d’Occitanie et, si nous ne savons pas si quelques Pausat ou Pauzat dansèrent sur le pont d’Avignon comme l’évoque la célèbre chanson[2], ce qui est sûr est que certains vécurent dans cette ville.

Le Pausat le plus ancien de ce berceau est Barthélémy Pausat, originaire de la Corrèze, né en 1525, marié à Peyronne Chauvet.

Il eut un fils Pierre Pausat dit Béluquet, né à Salon-de-Provence en 1548 où il se maria une première fois avec Marguerite Fedon en 1568, puis avec Peyronne Darbes en 1588.
Son surnom « dit Béluquet » est sans doute lié à une ascendance à un ou une Béluquet, nom de famille de la région (existant sous différentes formes, sans doute venant du terme beluguet : sémillant, pétillant.). On retrouve ce  patronyme dans le livre « Les lettres de mon moulin » d’Alphonse Daudet (La mule du Pape qui se déroule à Avignon pour identifier l’un des garnements qui chahuteront ladite mule).

Ce Béluquet eut en 1588 un fils Jaume Pausat dit Pétugon, marié en 1605 à Toigne Antoinette PIN ou PINETTE (voir remarque ci-dessous). Ils eurent, entre autres, une fille Jeanne en 1607 dont l’acte de baptême est représenté ci-dessous.

Remarque : Il est curieux de constater les différentes écritures des noms : celui attribué à la fille est PAUSADE, alors que celui de son père est PAUSAT !
Ceci a pourtant une explication, sachant que le premier n’est que l’accord féminin du second, ce qui est normal si l’on considère l’origine du surnom, mot faisant partie du langage courant, sa fonction patronymique avec une écriture figée n’étant pas encore entrée dans les mœurs.

Aussi Bernard Pausat, né vers 1540, qui se mariera à Salon-de-Provence en 1564.

Plus tard, nous trouvons une trentaine d’individus pratiquement tous originaires de Salon-de-Provence dont les dates de naissance s’échelonnent de 1525 à 1685. L’exploitation ultérieure des archives départementales permettra de trouver leurs liens de parenté et espérons-le d’établir leurs arbres généalogiques.


Au 18e siècle, apparaît Julien Pauzat, né à Avignon en 1746. Ses parents, originaires du berceau Languedoc, quittèrent Castelnaudary pour se marier à Avignon, puis quittèrent la Provence pour aller vivre en Gironde à St-André-de-Cubsac. Julien devenu serrurier se mariera à Bassens en 1773 et décédera à Bordeaux en 1804.
Julien eut un frère Joannes Pauzat né en 1744 et deux sœurs Anne Thérèse Posat en 1749 et Georgin Posat en 1753, nés eux aussi en Avignon. Nous ignorons pour l’instant s’ils restèrent et vécurent dans cette ville.

Il y a aussi, bien sûr, Henri Pausat, fils du militaire Pierre Pausat dit Languedoc, né à Fleurance (Gers) ou Flourens (Hte-Garonne), appartenant lui aussi à la branche Castelnaudary, et qui partit vivre à Marseille en 1769 comme marin pêcheur, puis patron de ponton. Il eut 5 enfants dont 4 moururent sans descendance (en particulier, celui mort à Paris lors de la prise des Tuileries[1]). Le dernier eut 10 enfants dont la descendance perdure encore de nos jours et qui compte parmi elle quelques individus qui laissèrent notre patronyme à la postérité.

En conclusion, n’ayant pas la possibilité de remonter au-delà de la fin du 16e siècle, nous ne serons jamais si le berceau Provence exista vraiment, c’est-à-dire si des Pausat/Pauzat y étaient établis depuis l’origine des surnoms, comme ceci est quasi certain en Béarn et en Limousin. En effet, il semble a priori que ceux qui y habitèrent furent des individus ne vivant pas de la terre et qui s’y déplacèrent pour chercher un travail sous un ciel plus clément. L’indication de métiers autres que laboureur, par exemple ceux de cardeur de laine, serrurier, ménager (travailleur), etc. le laisserait supposer. Seule une étude exhaustive des archives départementales de cette région nous en apprendra un peu plus.


[1] Voir l’article du 16/03/2012 : « Les lieux-dits portant le nom de notre patronyme »
[2] Le pont Saint-Bénézet ou pont d'Avignon a été rendu célèbre par la chanson populaire Sur le pont d'Avignon.
[3] Voir l’article du 01/08/2011 : « Le 10 août 1792 à Paris, deux PAUZAT à l’assaut des Tuileries »




11 janvier 2012

Existe-t-il des berceaux « PAUZAT / PAUSAT » hors les frontières occitanes ?

J’avais émis l’hypothèse dans ce blog (en septembre 2010) qu’au Moyen-âge, lors de la création des « surnoms », notre patronyme avait dû naître simultanément en plusieurs endroits et créer ainsi ce que j’ai appelé des berceaux[1].
D’où, vers le 11e ou le 12e siècle, selon le contexte (métier, trait de caractère ou physique, lieu géographique, etc.), un individu s’est trouvé désigné par ses voisins d’un surnom (issu du langage parlé) qui deviendra ensuite le patronyme de ses descendants, orthographié plus au moins exactement, au gré de chaque rédacteur de document[2] (le titulaire étant presque toujours analphabète et ne pouvant ni l’épeler ni en vérifier l’orthographe).

Pour notre patronyme, les berceaux identifiés jusqu’à ce jour se situaient tous en Occitanie (Provence, Guyenne, Languedoc, Limousin et Béarn) donc, issus d’un territoire où l’occitan, sous ses différentes formes (provençal, gascon, languedocien, auvergnat, limousin), était la langue usitée. Nous avons donc eu des écritures de notre surnom dépendantes de cette langue et toutes issues des déclinaisons du verbe PAUSAR[3].
En général, l’écriture de ce dernier est dérivée de l’utilisation du participe présent : PAUSAT, avec la terminaison en AT. On trouve cette écriture dans tous les berceaux précités.
Plus rarement[4] et récemment, nous avons constaté l’écriture PAUSA que l’on trouve en Limousin, mais aussi au centre de l’Espagne (Ciudad Real) et en Catalogne (Barcelone, Bañoles, Llers). Ce qui démontre la filiation de ces surnoms avec les langues romanes (ou aussi appelées Latines).

Ainsi, la possibilité de l’attribution d’un surnom à un individu, existant en théorie pour toutes les populations de la planète et donc, n’étant pas circonscrite à un seul territoire et encore moins à un seul berceau, il est normal « qu’une même cause provoquant les mêmes effets », l’on retrouve ces surnoms dans plusieurs pays.
Par exemple, dans le cas d’un surnom lié à la pratique d’un métier, on trouve pour celui de tailleur : TAILOR en Angleterre, SASTRE en Espagne, SCHNEIDER en Allemagne, etc.
Si l’on se circonscrit à une écriture sinon identique, du moins semblable, il faut s’en tenir aux territoires dont les langues parlées étaient voisines. Ainsi, pour un individu surnommé PAUSAT ou PAUSA, parce qu’il avait l’habitude de faire des pauses durant son travail ou avait un caractère flegmatique, son surnom traduira cet état, mais ne sera écrite sous cette forme que dans les territoires où l’on parle les langues romanes.
Carte des berceaux recensés à ce jour dans les territoires de langues romanes

Partant de ce principe, en cherchant les langues appartenant à la même famille que l’occitan[5], on devrait trouver des berceaux supplémentaires de notre patronyme dans des régions où ces langues étaient parlées, c’est-à-dire le castillan, le catalan, l’aragonais, etc. (voir la carte ci-dessus).
La réponse à la question : « existe-t-il des PAUSAT/PAUSA hors les frontières occitanes ? » est donc affirmative. Les premières recherches ont permis de trouver des PAUSA en Catalogne (le catalan est dérivé du provençal) et aussi au nord de Madrid. Voir l’acte ci-dessous :
Acte de baptême en 1675 de Martina Pera PAUSA, village de Bañoles

En conclusion, il est probable que l’on trouvera ces patronymes là où on les cherchera … à condition, que cela soit dans les frontières précitées. Remarquons que nous ne pouvons pas écarter l’hypothèse d’un PAUSAT ayant quitté son berceau pour en créer un autre. Cette hypothèse est aussi à prendre en considération, sachant que nous ne connaîtrons jamais ce qui s’est passé entre le moment de l’introduction des surnoms et leurs premières transcriptions écrites au 16e siècle. Nos ancêtres eurent la possibilité durant ces siècles de se déplacer sur des distances importantes, l’ont-ils utilisée ?


[1] Nous entendrons ici par "berceau" (et par extension, le groupe d'individus qui en est issu, même après l'avoir quitté), l'endroit où, à une période donnée de l'histoire de notre civilisation, un individu et, par là même, sa famille, s'est vu attribué par son voisinage le surnom qui allait permettre de le distinguer de tous ceux qui possédaient le même prénom.
[2] principalement le notaire pour les testaments, le curé pour les baptêmes, mariages et décès
[3] L’origine du substantif « pause » vient du latin « pausa » (en grec « pausis »), signifiant une pause, une suspension provisoire d’une action. Cette origine a été reprise en occitan et la conjugaison du verbe correspondant « pausar » a donné « pausat » au participe présent et plus tard l’écriture phonique « pauzat ».
[4] Comme l’on ne trouve, en général, que ce que l’on cherche et inversement, il est probable que dans la réalité, ayant négligé l’écriture PAUSA, celle-ci soit sans doute plus répandue que ce que j’ai trouvé à ce jour.
[5] Langue indo-européenne appartenant au groupe roman (ce dernier étant dérivé du latin vulgaire, c'est-à-dire de la forme de latin véhiculaire utilisée pour la communication de tous les jours, parlé entre le 5e et le 10e siècle).

29 décembre 2011

Les Pauzat en Espagne

Penchons-nous, cette fois-ci, sur les PAUZAT ayant vécu en Espagne et tentons de comprendre les raisons de leurs parcours « tras los Pirineos » [1].
La proximité de la frontière espagnole avec le berceau béarnais laisserait penser qu’il y ait de nombreux PAUZAT ayant tenté l’aventure. En fait, leur nombre est relativement peu important. Je pense qu’une partie n’ait fait que séjourner temporairement dans ce pays, pour une ou plusieurs saisons et sont retournés régulièrement chez eux. Pour les autres, nous n’en avons pas encore trouvé de traces tangibles, hors ceux énumérés ci-dessous, correspondant à la période de 1790 à 1916 environ et dont leurs parcours possèdent encore une grande part de mystère.

Zuñigà/Pampelune : Le premier personnage découvert est Jean-Baptiste PAUZAT-ZUNIGA[2], personnage déjà traité sur ce blog, dont l’histoire est sans doute digne d’un roman et dont le chemin passe a priori par l’Espagne, mais aussi par Veracruz au Mexique, pour terminer à Bordeaux, où il sera armateur, consul de ce dernier pays et où il décédera en 1839.

Valladolid : Le second, découvert récemment est Tecla[3] PAUZAT BAYLONG dont les seules informations connues indiquent que cette femme fut l'ultime compagne du peintre espagnol Serafín AVENDAÑO[4] qui vécut à Gênes, voyagea dans de nombreux pays dont la France, avant de rentrer en Espagne à Valladolid vers la fin de sa vie (période probable : 1910-1916). I l eut une fille Anita, dont on ne sait pas si Tecla est la mère.

Madrid : Le troisième est Bernardo PAUZAT dont la seule preuve d’existence, à ce jour, est de figurer comme destinataire d’une carte postale que mon grand-père Jean Sylvain PAUZAT est sensé avoir voulu lui envoyer.
En fait, il existe deux cartes postales[5] ayant en commun :
au recto : une photo de mon grand-père, très jeune[6], en livrée de chauffeur d’une voiture qui semble être immatriculée en Espagne dans la province de Madrid (plaque minéralogique M241).
vers 1912, Jean Sylvain Pauzat au volant d'une voiture immatriculée M241
Au verso, ces deux cartes ont le cachet d’une société indiquant "FYLABA" et dessous  "Mesón de Paredes, 33". Cette dernière information donne l’adresse d’une rue à Madrid qui existe encore aujourd’hui.
Par contre, ces deux cartes postales ont des destinataires différents :
dans l’une, ce dernier est : « Señor Bernardo PAUZAT Inspector de Exploitation » et il n’y a pas de message.
Dans la seconde, figure le nom de ma grand-mère à une adresse « calle Espartiñas » située, elle aussi, à Madrid dans un quartier proche de la précédente où, il semble logique qu’elle et son mari durent loger. Étant donné qu’ils se sont mariés à Paris en 1915, cette carte devrait être écrite après cette date. Par contre, la photo semble dater d’avant le service militaire de mon grand-père, soit avant 1913.
verso des deux cartes postales, dont l'une adressée à Bernardo Pauzat
Finalement, on peut se demander, à partir de ces deux cartes postales ayant un lien avec Madrid :
Qui est ce Bernardo? Est-ce un Bernard PAUZAT expatrié ou un descendant d’un PAUZAT installé en Espagne depuis un certain temps et dont le prénom a été hispanisé ?
Qui était le propriétaire de cette voiture, celui de la villa Bergerie à Biarritz dont mon grand-père était le chauffeur ?
Ce dernier avait-il un lien de parenté avec ce Bernardo PAUZAT qui vivait alors à Madrid et qui était a priori Inspecteur d'exploitation d’une société ...?

Madrid : Le quatrième connu est Jean Charles Marie PAUZAT, né à Féas (Béarn) le 18 mai 1890, de père inconnu et de Marie Thérèse Amélie PAUZAT. Son grand-père est Pierre Auxence PAUZAT, notaire à Féas.
En 1910, il est domicilié lui aussi à Madrid et secrétaire de mairie ! Cependant, il a la nationalité française, car appelé pour faire son service militaire en France, il est renvoyé dans ses foyers le 8 novembre 1913 (enfant unique, il est déclaré soutien de famille).
Le 2 août 1914, lors de la déclaration de la guerre à l’Allemagne, il est cependant rappelé lors de la mobilisation générale. Il sera fait prisonnier en 1918.
Après la fin de la guerre, il est nommé facteur auxiliaire de l’administration des postes des Basses Pyrénées à Féas le 1 mai 1922. On ne sait pas s’i y est décédé ou s’il est parti vivre ailleurs.

Tarragone : Enfin, le dernier est une femme : Maria PAUSA, célibataire, ménagère, née en Espagne à Tarragone en 1848, habitant le faubourg Marceau dans la banlieue de Sidi Bel Abbes en Algérie où elle décède à l'âge de 40 ans. Son acte de décès du 14-11-1888 n’indique pas le nom des parents. Son appartenance avec le patronyme PAUSAT/PAUZAT n’est donc pas vérifiée.

En conclusion, existait-il un noyau de PAUZAT en Espagne et plus particulièrement à Madrid au début du 20e siècle ? Curieusement, à cette époque, on y croise plusieurs individus dont le lien entre eux n’est pas établi, en particulier autour de ce Bernardo PAUZAT.
Aussi, tout contemporain, lecteur de ce blog, ayant connaissance d’une partie manquante de ce puzzle est le bienvenu, de même pour m’indiquer un début de piste à suivre. Merci d’avance de me contacter pour participer à cette recherche.


[1] Rappelons que « L'Espagne a été la première et principale destination de l'émigration béarnaise. Au 18e siècle, des béarnais résident en Aragon ou en Navarre toutes proches, mais aussi dans des provinces plus lointaines, comme l'Andalousie ou à Valence.
[2] Voir les articles de ce blog qui lui sont dédiés, depuis octobre 2010. La piste du village de Zuñigà en Navarre, initialement privilégiée, puis abandonnée, semble reprendre de la vigueur, suite à la découverte de l’existence d’un « passeport de Pampelune » qui laisse penser qu’il y a bien un lien entre ce village (situé à 71 km de Pampelune) et lui.
[3] Prénom féminin ancien, d’origine italienne, usité seulement durant la première moitié du 20e siècle. Ce peintre aurait-il connu Tecla en Italie lors de son séjour à Gêne ?
[4] Peintre espagnol né à Vigo en 1838 - décès à Valladolid en 1916.
[5] La carte postale destinée à la correspondance, directement affranchie, a été inventée à la fin du 19ème siècle par un prussien. Reprise en France un peu plus tard et illustrée par une photo personnalisée de son choix, elle aura un succès foudroyant qui durera jusqu’après la première guerre mondiale.
[6] Probablement entre 1910 et 1912, à cette époque il avait entre 18 et 20 ans et était chauffeur à la Villa Bergerie, Quartier du Gaz à Biarritz.